La plupart des erreurs financières ne surviennent pas parce qu’une personne est négligente ou incapable de comprendre l’argent.
Elles commencent souvent par des décisions raisonnables : remettre une tâche à plus tard pendant un mois chargé, utiliser le crédit pour payer un imprévu ou attendre de parfaitement comprendre les placements avant de commencer.
Le problème apparaît lorsqu’une décision temporaire devient une habitude.
Heureusement, vous n’avez pas besoin de transformer toutes vos finances en même temps. La plupart des erreurs en finances personnelles peuvent être corrigées en mettant en place quelques systèmes simples qui facilitent les bonnes décisions.
Voici sept erreurs courantes et des moyens concrets de les éviter.
1. Ne pas savoir où va votre argent
Un budget ne devrait pas vous empêcher de profiter de votre argent ni contrôler chaque dollar que vous dépensez.
Sa principale fonction est de vous donner une vision claire de votre situation.
Sans connaître vos revenus et vos dépenses, il devient difficile de savoir :
- combien vous pouvez épargner;
- si votre train de vie est viable;
- pourquoi le solde de votre compte diminue;
- quelles dépenses peuvent être ajustées;
- si vous êtes prêt à faire face à une facture irrégulière.
Même une personne gagnant un bon revenu peut éprouver du stress financier si ses dépenses augmentent jusqu’à absorber chaque paie.
Comment corriger cette erreur
Commencez par examiner un à trois mois de transactions bancaires et de relevés de carte de crédit.
Répartissez les dépenses dans quelques grandes catégories :
- logement;
- transport;
- alimentation;
- remboursement des dettes;
- assurances;
- abonnements;
- dépenses discrétionnaires;
- épargne et placements.
Le but n’est pas de critiquer chaque transaction. Cherchez plutôt les tendances et les catégories qui ont la plus grande influence sur votre situation.
N’oubliez pas les dépenses qui ne surviennent pas chaque mois :
- primes d’assurance annuelles;
- entretien du véhicule;
- taxes foncières;
- dépenses des fêtes;
- frais professionnels;
- dépenses scolaires;
- cadeaux;
- voyages.
Ces dépenses sont prévisibles, même si leur montant exact peut varier. En divisant une dépense annuelle par 12 et en mettant cette somme de côté chaque mois, vous évitez qu’elle se transforme plus tard en urgence.
L’Agence de la consommation en matière financière du Canada recommande de comparer régulièrement le budget avec les dépenses réelles, puis d’ajuster les montants lorsque les prévisions initiales ne correspondent pas à la réalité.
Pour commencer, utilisez le guide Budget 101 pour les Canadiens.
2. Considérer chaque facture imprévue comme une urgence
Une réparation automobile, une perte d’emploi ou une visite urgente chez le vétérinaire peut survenir sans avertissement. Sans épargne disponible, même une dépense gérable peut finir sur une carte de crédit à taux élevé.
Un fonds d’urgence crée une protection entre l’imprévu et une nouvelle dette.
Il faut cependant distinguer deux types de dépenses :
- Une urgence est soudaine et difficile à prévoir.
- Une dépense irrégulière est attendue, même si elle ne survient pas chaque mois.
Les pneus d’hiver, les cadeaux des fêtes et certains renouvellements annuels ne sont généralement pas des urgences. Ils devraient faire partie du budget. Une réparation importante imprévue ou une perte de revenu peut justifier l’utilisation du fonds d’urgence.
Comment corriger cette erreur
Commencez avec un premier objectif atteignable au lieu d’attendre de pouvoir accumuler plusieurs mois de dépenses.
Vos étapes pourraient être :
- 500 $;
- un mois de dépenses essentielles;
- trois mois de dépenses essentielles;
- un montant plus élevé adapté à votre situation.
L’Agence de la consommation en matière financière du Canada suggère de travailler progressivement vers l’équivalent de trois à six mois de dépenses habituelles ou de revenu. Il s’agit d’un repère général, pas d’une règle universelle.
Vous pourriez avoir besoin d’une réserve plus importante si :
- vos revenus sont variables;
- vous êtes la seule personne qui gagne un revenu dans votre ménage;
- vous possédez une maison ou un véhicule vieillissant;
- vous avez des personnes à charge;
- votre emploi serait difficile à remplacer;
- votre protection d’assurance est limitée.
Un fonds temporairement plus petit peut convenir si votre revenu est stable et que vous disposez d’autres ressources fiables.
Conservez cet argent dans un compte accessible, distinct de vos dépenses courantes et exposé à peu de risque. Un compte d’épargne à intérêt élevé est généralement plus approprié que des actions.
Pour établir votre réserve, consultez le guide Comment constituer un fonds d’urgence au Canada.
3. Utiliser le paiement minimum comme stratégie de remboursement
Effectuer le paiement minimum exigé vous permet d’éviter que votre compte devienne en souffrance. Il ne constitue cependant pas une stratégie efficace pour éliminer une dette.
Lorsque vous conservez un solde sur votre carte de crédit :
- les intérêts augmentent le coût de vos anciens achats;
- une partie de chaque paiement sert à payer les intérêts;
- le remboursement peut prendre plusieurs années;
- il reste moins d’argent pour vos autres objectifs.
L’Agence de la consommation en matière financière du Canada présente l’exemple d’un solde de 2 000 $ à un taux de 18 %.
Avec un paiement mensuel de 60 $, il faudrait environ trois ans et onze mois pour rembourser la dette, et les intérêts atteindraient 793 $. En augmentant le paiement à 160 $, le remboursement prendrait environ un an et deux mois, avec 231 $ d’intérêts.
Votre résultat dépendra du solde, du taux et des modalités de votre carte. Le principe demeure toutefois le même : payer davantage que le minimum réduit le délai et le coût du remboursement.
Au Québec, le paiement minimum applicable aux cartes de crédit est passé à 5 % du solde depuis le 1er août 2025. Même avec ce minimum plus élevé, payer uniquement le montant exigé peut entraîner des intérêts importants.
Comment corriger cette erreur
Continuez d’abord à effectuer tous les paiements obligatoires à temps.
Ensuite :
- Notez le solde, le taux d’intérêt et le paiement minimum de chaque dette.
- Mettez à jour les comptes en retard.
- Évitez d’ajouter de nouvelles dépenses aux soldes existants.
- Choisissez une méthode de remboursement.
- Dirigez l’argent supplémentaire vers une dette tout en maintenant les paiements minimums sur les autres.
La méthode avalanche priorise la dette portant le taux d’intérêt le plus élevé. Elle réduit normalement le coût total des intérêts.
La méthode boule de neige priorise le plus petit solde. Elle peut procurer des victoires psychologiques plus rapidement.
La meilleure méthode est celle que vous pourrez suivre. Le guide sur la méthode boule de neige et la méthode avalanche vous aidera à les comparer.
Un transfert de solde, une marge de crédit à taux réduit ou un prêt de consolidation peut diminuer les intérêts, mais seulement si :
- vous comprenez les frais et les conditions promotionnelles;
- les nouveaux paiements respectent votre budget;
- vous ne recommencez pas à utiliser les comptes libérés;
- le paiement plus faible ne prolonge pas inutilement la dette.
Déplacer la dette n’est utile que si cette décision fait partie d’un véritable plan de remboursement.
4. Épargner seulement ce qui reste à la fin du mois
« Épargner davantage » représente une bonne intention, mais pas un objectif complet.
Si votre épargne dépend uniquement de ce qui reste après toutes les autres dépenses, le montant risque de varier considérablement ou de disparaître.
Un objectif utile comprend :
- une raison précise;
- un montant cible;
- une date cible;
- un compte approprié;
- une cotisation régulière.
Par exemple :
Je veux accumuler un fonds d’urgence de 12 000 $ au cours des 24 prochains mois.
Cet objectif exige une cotisation moyenne de 500 $ par mois.
Le calcul peut révéler que le montant ou l’échéancier initial est irréaliste. Cette information est utile. Vous pouvez ajuster la date, le montant ou vos dépenses avant de vous décourager.
Comment corriger cette erreur
Intégrez l’épargne au budget plutôt que d’attendre qu’elle apparaisse par hasard.
Programmez un virement automatique peu après chaque paie. Le montant peut être modeste au départ, puis augmenter lorsque votre revenu ou votre situation financière s’améliore.
Vous pouvez aussi créer des catégories d’épargne distinctes pour :
- les urgences;
- une propriété;
- les études;
- les voyages;
- le remplacement d’un véhicule;
- la retraite.
Cette séparation évite qu’un solde élevé dans un seul compte donne l’impression que tout l’argent est disponible pour le même objectif.
L’Agence de la consommation en matière financière du Canada recommande de relier l’épargne et les placements à des objectifs financiers à court, moyen et long terme.
Le guide sur la façon de définir des objectifs financiers que vous pouvez réellement atteindre vous aidera à transformer une intention en plan mesurable.
5. Choisir un compte sans comprendre ses règles
Le CELI, le REER et le CELIAPP sont des types de comptes. Ce ne sont pas des placements en soi.
Selon l’institution, ces comptes peuvent contenir :
- des liquidités;
- des certificats de placement garanti;
- des fonds communs de placement;
- des obligations;
- des actions;
- des fonds négociés en bourse.
Le compte détermine le traitement fiscal. Le placement détenu dans le compte détermine une grande partie du risque et du rendement potentiel.
CELI
Les cotisations ne produisent pas de déduction fiscale. La croissance admissible et les retraits sont généralement libres d’impôt.
Une somme retirée est ajoutée de nouveau à vos droits de cotisation l’année civile suivante. Elle ne crée pas immédiatement de nouveaux droits au cours de la même année.
Le montant indiqué dans votre compte de l’ARC peut également ne pas tenir compte des transactions les plus récentes. L’ARC recommande de comparer vos droits avec vos propres dossiers et ceux de votre institution financière afin d’éviter une cotisation excédentaire.
REER
Les cotisations admissibles peuvent réduire votre revenu imposable. Les placements fructifient à l’abri de l’impôt dans le régime, mais les retraits sont généralement imposables.
Le REER peut être avantageux lorsque la déduction est obtenue à un taux d’imposition supérieur au taux qui s’appliquera lors des retraits futurs. Votre revenu, votre objectif et votre situation fiscale doivent toutefois être pris en compte.
CELIAPP
Pour un premier acheteur admissible, les cotisations au CELIAPP sont généralement déductibles et les retraits admissibles sont libres d’impôt.
Le CELIAPP peut donc mériter une place prioritaire lorsque vous épargnez pour une première propriété. Des conditions d’admissibilité, des droits de participation et des règles de retrait s’appliquent.
Régimes offerts par l’employeur
Vous pourriez aussi renoncer à un avantage important si vous ignorez un régime collectif parce que vous vous concentrez uniquement sur un autre compte.
Avant de décider où placer chaque dollar, vérifiez :
- si l’employeur verse une cotisation de contrepartie;
- le montant maximal de cette cotisation;
- les règles d’acquisition des droits;
- les placements offerts;
- les frais;
- les restrictions concernant les retraits et les transferts.
Comment corriger cette erreur
Choisissez le compte après avoir déterminé votre objectif.
Posez-vous les questions suivantes :
- Quand aurai-je besoin de cet argent?
- Pourrais-je devoir le retirer plus tôt?
- Quel est mon taux d’imposition actuel?
- Mon taux futur risque-t-il d’être plus élevé ou plus faible?
- Mon employeur offre-t-il une cotisation?
- Quels sont mes droits de cotisation?
- Quel placement convient à l’intérieur du compte?
Le comparatif CELI ou REER : quel compte choisir? explique les principales différences.
Si vous épargnez pour acheter une propriété, consultez également le guide sur la façon d’économiser pour une mise de fonds au Canada.
6. Prendre un risque qui ne correspond pas à votre objectif
Un portefeuille destiné à la retraite dans 30 ans et l’argent nécessaire pour acheter une propriété l’année prochaine ne devraient pas nécessairement être investis de la même manière.
Le niveau de risque approprié dépend notamment :
- du moment où vous aurez besoin de l’argent;
- de la flexibilité de cette date;
- de votre capacité financière à subir une perte;
- de votre réaction émotionnelle aux baisses;
- de vos autres actifs, dettes et sources de revenus.
L’argent nécessaire prochainement doit généralement rester accessible et relativement stable. Un objectif à long terme peut permettre une plus grande exposition à des placements dont la valeur fluctue.
Des problèmes apparaissent lorsqu’une personne :
- investit une mise de fonds à court terme entièrement en actions;
- conserve uniquement des liquidités pour une retraite dans plusieurs décennies sans considérer l’inflation;
- achète quelques actions populaires sans véritable diversification;
- suppose que plusieurs FNB semblables créent automatiquement de la diversification;
- modifie sa stratégie chaque fois que les marchés deviennent inconfortables;
- achète un placement sans comprendre son contenu ni ses frais.
Comment corriger cette erreur
Reliez chaque placement à un objectif et à un échéancier avant de choisir le produit.
Pour un objectif à court terme, un compte d’épargne ou des CPG dont les échéances sont appropriées peuvent mieux convenir. Pour un objectif à long terme, un portefeuille diversifié peut comprendre une combinaison d’actions et d’obligations adaptée à votre capacité et à votre volonté de prendre du risque.
La diversification peut répartir votre argent entre :
- de nombreuses entreprises;
- plusieurs secteurs;
- différents pays;
- les actions et les obligations;
- plusieurs émetteurs et échéances.
Elle n’empêche pas les pertes. Elle réduit toutefois votre dépendance envers une seule entreprise, un seul secteur ou un seul marché.
Le guide sur la façon de diversifier votre portefeuille d’investissement explique comment repérer les lacunes et les chevauchements inutiles.
Si vous commencez à investir, consultez d’abord le guide sur les fonds indiciels et les FNB au Canada et assurez-vous de comprendre votre profil de risque.
7. Essayer de tout optimiser en même temps
Les conseils financiers vous présentent constamment des priorités concurrentes :
- rembourser toutes les dettes;
- investir le plus tôt possible;
- maximiser chaque compte enregistré;
- acheter une propriété;
- constituer six mois de fonds d’urgence;
- améliorer votre cote de crédit;
- préparer la retraite;
- réduire l’impôt;
- trouver le portefeuille parfait.
Essayer de tout régler simultanément peut mener à l’inaction. Vous pourriez passer plusieurs mois à comparer de petites optimisations sans accomplir la prochaine étape utile.
Votre plan financier n’a pas besoin d’être parfait. Il doit simplement indiquer ce qui compte maintenant et ce qui peut attendre.
Comment corriger cette erreur
Placez vos tâches dans un ordre pratique.
Voici un exemple :
- Maintenez à jour les dépenses essentielles et les paiements minimums.
- Comprenez vos revenus et vos dépenses.
- Constituez une petite réserve d’urgence.
- Profitez d’une cotisation avantageuse de votre employeur lorsque cela convient.
- Créez un plan pour vos dettes à taux élevé.
- Augmentez votre fonds d’urgence en fonction de vos risques.
- Définissez vos objectifs à court et à long terme.
- Choisissez les comptes appropriés.
- Commencez ou automatisez une stratégie de placement diversifiée à long terme.
- Révisez le système périodiquement.
Cet ordre ne convient pas nécessairement à tout le monde. Une personne qui risque de perdre son logement, possède un compte en souffrance ou vit une période d’emploi instable peut avoir d’autres priorités.
Une fois le système en place, révisez-le périodiquement au lieu de le reconstruire chaque semaine.
Votre révision peut comprendre :
- comparer les dépenses réelles avec le budget;
- augmenter les virements automatiques après une hausse de salaire;
- vérifier les droits de cotisation;
- revoir les besoins d’assurance;
- mettre à jour les bénéficiaires;
- consulter vos dossiers de crédit;
- ajuster les objectifs après un changement important;
- confirmer que le risque des placements convient encore à l’échéancier.
Les progrès proviennent généralement de quelques actions appropriées répétées dans le temps, pas d’une nouvelle stratégie chaque mois.
Une façon simple de commencer
Si plusieurs de ces erreurs s’appliquent à votre situation, choisissez une action pour chaque période.
Aujourd’hui
- Vérifiez le solde et le taux d’intérêt de vos dettes.
- Examinez vos transactions bancaires et de carte de crédit.
- Confirmez que les paiements obligatoires sont programmés.
Cette semaine
- Créez un budget de base.
- Ouvrez un compte distinct pour votre fonds d’urgence.
- Définissez un objectif financier précis.
- Programmez un premier virement automatique.
Ce mois-ci
- Choisissez une méthode de remboursement.
- Vérifiez vos dossiers de cotisation au CELI, au REER et au CELIAPP.
- Examinez les régimes d’épargne ou de retraite offerts par votre employeur.
- Confirmez que vos placements correspondent à leur échéancier.
Une fois par année
- Révisez vos objectifs, vos cotisations et vos bénéficiaires.
- Consultez vos dossiers de crédit.
- Réévaluez vos assurances et les changements dans votre ménage.
- Rééquilibrez vos placements si votre plan le prévoit.
- Supprimez les comptes ou abonnements que vous n’utilisez plus.
Vous n’avez pas besoin de tout accomplir aujourd’hui. Un petit système qui continue de fonctionner vaut mieux qu’un plan ambitieux abandonné après quelques semaines.
Questions fréquentes
Quelle est la plus grande erreur en finances personnelles?
Il n’existe pas de réponse unique.
Une dette à taux élevé peut causer les dommages mathématiques les plus immédiats. L’absence de fonds d’urgence peut rendre une personne vulnérable à de nouvelles dettes. Éviter les placements à long terme peut entraîner un coût d’opportunité important sur plusieurs décennies.
L’erreur à corriger en premier est généralement celle qui crée le plus grand risque actuel.
Faut-il constituer un fonds d’urgence ou rembourser ses dettes?
Vous n’avez pas nécessairement à choisir une seule option.
Une petite réserve peut empêcher le prochain imprévu de retourner sur la carte de crédit. Après avoir constitué cette première protection, vous pourriez consacrer davantage d’argent aux dettes coûteuses avant d’augmenter le fonds.
Le taux de vos dettes, la stabilité de vos revenus et les risques de votre ménage devraient guider la décision.
Faut-il investir lorsqu’on a des dettes?
Comparez l’intérêt garanti que vous évitez en remboursant une dette avec le rendement incertain d’un placement.
Une dette de carte de crédit à taux élevé mérite souvent d’être priorisée. Une hypothèque ou un prêt étudiant à faible taux présente une décision différente.
Une cotisation de contrepartie offerte par l’employeur peut également influencer l’ordre des priorités.
Le CELI est-il toujours préférable au REER?
Non.
Le CELI offre des retraits généralement libres d’impôt et une grande flexibilité. Le REER procure une déduction pour les cotisations admissibles, mais les retraits sont généralement imposables.
Le meilleur compte dépend de votre revenu, de votre taux d’imposition, de votre objectif, de votre échéancier, des avantages offerts par votre employeur et des retraits futurs prévus.
À quelle fréquence faut-il réviser ses finances?
Surveillez vos transactions suffisamment souvent pour repérer les problèmes, sans reconstruire constamment votre plan.
Une courte révision mensuelle et une révision annuelle plus complète peuvent suffire. Révisez aussi votre plan après un déménagement, un mariage, une séparation, une naissance, un changement d’emploi ou l’achat d’une propriété.
Que faire si mon revenu ne couvre pas mes dépenses essentielles?
Un budget peut montrer l’ampleur et la source du manque à gagner. Il ne peut pas résoudre à lui seul un revenu insuffisant.
Priorisez le logement, la nourriture, les services publics, le transport et les paiements obligatoires. Vérifiez votre admissibilité aux prestations gouvernementales, aux crédits d’impôt et aux ressources communautaires. Communiquez rapidement avec vos créanciers si vous ne pouvez pas effectuer un paiement.
La situation peut exiger une réduction de certaines dépenses importantes, un revenu supplémentaire ou une aide professionnelle plutôt que de petites coupures dans les dépenses discrétionnaires.
Ce qu’il faut retenir
Bien gérer son argent ne signifie pas ne jamais commettre d’erreur.
Cela signifie repérer les problèmes suffisamment tôt et créer des systèmes qui les empêchent de se répéter.
Commencez par comprendre votre situation. Protégez-vous contre les imprévus. Attaquez-vous aux dettes coûteuses. Donnez un objectif à votre épargne. Comprenez les règles d’un compte avant d’y cotiser et adaptez le risque de vos placements à votre échéancier.
Une fois ces bases en place, conservez un système suffisamment simple pour pouvoir le suivre.
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Cet article présente de l’information générale à des fins éducatives. Il ne constitue pas un conseil financier, fiscal, juridique, de crédit ou de placement personnalisé. Tenez compte de votre situation et consultez un professionnel qualifié lorsque nécessaire.