Choisir entre un CELI et un REER est l’une des décisions financières les plus fréquentes au Canada.
Les deux comptes peuvent contenir de l’épargne et des placements. Dans les deux cas, les revenus de placement ne sont pas imposés annuellement tant qu’ils restent dans le compte. Toutefois, le CELI et le REER n’offrent pas leur avantage fiscal au même moment.
Le CELI utilise généralement de l’argent après impôt et permet des retraits libres d’impôt. Le REER peut vous donner droit à une déduction lorsque vous cotisez, mais ses retraits sont généralement imposables.
Le meilleur choix dépend notamment de votre revenu actuel, de votre revenu futur, de votre objectif, de votre horizon et de votre besoin de flexibilité.
CELI ou REER : la réponse rapide
Le CELI peut être plus approprié lorsque :
- votre taux d’imposition actuel est relativement faible;
- vous prévoyez que votre revenu augmentera;
- vous pourriez avoir besoin de l’argent avant la retraite;
- vous souhaitez effectuer des retraits sans réduire certaines prestations fédérales fondées sur le revenu;
- vous épargnez pour plusieurs objectifs différents.
Le REER peut être plus approprié lorsque :
- votre taux d’imposition actuel est relativement élevé;
- vous prévoyez être imposé à un taux inférieur au moment des retraits;
- votre employeur verse une cotisation de contrepartie;
- vous épargnez principalement pour la retraite;
- la déduction procure une économie d’impôt importante que vous épargnerez ou investirez.
De nombreux Canadiens finiront par utiliser les deux comptes. La véritable question consiste souvent à déterminer lequel devrait être prioritaire aujourd’hui.
Comparaison entre le CELI et le REER
| Caractéristique | CELI | REER |
|---|---|---|
| Cotisations | Effectuées avec de l’argent après impôt | Généralement déductibles du revenu imposable |
| Croissance des placements | Généralement libre d’impôt | Impôt reporté |
| Retraits | Généralement libres d’impôt | Généralement inclus dans le revenu imposable |
| Droits après un retrait | Récupérés l’année civile suivante | Généralement perdus définitivement |
| Effet sur les prestations fédérales fondées sur le revenu | Les revenus et retraits du CELI n’ont généralement aucun effet | Les retraits imposables peuvent réduire certaines prestations |
| Usage principal | Objectifs flexibles et à long terme | Retraite et planification fiscale |
| Limite d’âge | Aucun âge maximal pour conserver le compte | Doit arriver à échéance au plus tard à la fin de l’année de vos 71 ans |
| Plafond annuel de 2026 | 7 000 $, plus les droits inutilisés | 18 % du revenu gagné l’année précédente, jusqu’à 33 810 $, sous réserve de certains rajustements |
| Droits inutilisés | Reportés aux années suivantes | Reportés aux années suivantes |
Les plafonds annuels ne correspondent pas nécessairement à vos droits personnels. Vos droits peuvent inclure des sommes inutilisées des années précédentes et être modifiés par vos cotisations, retraits, facteurs d’équivalence et autres éléments.
Comment fonctionne le CELI?
Le compte d’épargne libre d’impôt est un compte enregistré offert aux résidents canadiens admissibles qui ont au moins 18 ans et possèdent un numéro d’assurance sociale valide.
Malgré son nom, le CELI ne sert pas uniquement à conserver de l’argent dans un compte d’épargne. Selon le produit et l’institution financière, il peut contenir :
- de l’argent comptant;
- des certificats de placement garanti;
- des obligations;
- des fonds communs de placement;
- des actions;
- des fonds négociés en bourse.
Les cotisations au CELI ne sont pas déductibles. Vous y déposez généralement de l’argent sur lequel l’impôt sur le revenu a déjà été payé.
Une fois l’argent dans le compte, les intérêts, les dividendes et les gains en capital sont généralement libres d’impôt. Les retraits admissibles le sont également.
Droits de cotisation au CELI
Le plafond annuel du CELI est de 7 000 $ en 2026. Les droits inutilisés sont reportés aux années suivantes.
Une personne qui avait au moins 18 ans, résidait au Canada et était admissible chaque année depuis la création du CELI en 2009 pourrait avoir jusqu’à 109 000 $ de droits cumulatifs en 2026, avant de tenir compte de ses cotisations et retraits antérieurs.
Ce montant ne s’applique pas à tout le monde. Une personne qui a atteint 18 ans plus tard, qui est devenue résidente du Canada plus tard ou qui a déjà cotisé disposera d’un montant différent.
L’Agence du revenu du Canada explique les plafonds annuels et le calcul des droits dans son guide Avant de cotiser à un CELI.
Conservez votre propre registre. Le montant affiché dans Mon dossier de l’ARC peut ne pas refléter immédiatement vos opérations les plus récentes.
Retraits du CELI
Vous pouvez généralement retirer de l’argent d’un CELI sans payer d’impôt.
La somme retirée est ajoutée à vos droits de cotisation, mais seulement le 1er janvier de l’année civile suivante.
Supposons que vous n’ayez aucun droit inutilisé et que vous retiriez 5 000 $ en septembre. Vous ne pouvez pas automatiquement remettre ces 5 000 $ dans votre CELI en octobre. Vous devez normalement attendre l’année suivante, à moins de disposer d’autres droits de cotisation.
Une nouvelle cotisation effectuée trop tôt peut créer une cotisation excédentaire, laquelle peut être assujettie à un impôt de 1 % par mois.
Effet sur les prestations et crédits
Les revenus et les retraits d’un CELI n’ont généralement aucun effet sur l’admissibilité aux prestations et crédits fédéraux fondés sur le revenu, notamment :
- la Sécurité de la vieillesse;
- le Supplément de revenu garanti;
- l’Allocation canadienne pour enfants;
- le crédit pour la TPS/TVH.
Cette caractéristique peut rendre le CELI particulièrement utile pour les personnes à faible revenu et les retraités qui reçoivent des prestations fondées sur le revenu.
L’ARC fournit davantage d’information dans sa présentation du compte d’épargne libre d’impôt.
Comment fonctionne le REER?
Le régime enregistré d’épargne-retraite est principalement conçu pour l’épargne-retraite.
Les cotisations admissibles peuvent être déduites de votre revenu imposable. Les placements fructifient ensuite sans imposition annuelle tant qu’ils restent dans le régime.
Les retraits sont généralement inclus dans votre revenu imposable pour l’année durant laquelle ils sont effectués.
Le REER permet donc de reporter l’impôt plutôt que d’effectuer des retraits définitivement libres d’impôt.
Droits de cotisation au REER
Vos nouveaux droits de cotisation correspondent généralement à 18 % de votre revenu gagné l’année précédente, jusqu’au plafond annuel. Un facteur d’équivalence et d’autres éléments peuvent réduire ce montant.
Le plafond annuel du REER est de 33 810 $ en 2026.
Cela ne signifie pas que tout le monde peut cotiser 33 810 $. Votre plafond personnel figure sur votre plus récent avis de cotisation ou de nouvelle cotisation ainsi que dans Mon dossier de l’ARC.
Les droits inutilisés peuvent être reportés indéfiniment.
L’ARC publie les plafonds annuels des REER et des CELI.
Déductions au titre du REER
Cotiser et demander la déduction sont deux décisions liées, mais distinctes.
Vous pouvez cotiser à un REER et reporter la déduction à une année future. Cela peut être utile si vous prévoyez atteindre bientôt une tranche d’imposition supérieure. Toutefois, cotiser temporairement à un CELI peut parfois offrir plus de flexibilité.
La valeur de la déduction dépend de votre taux marginal d’imposition.
Une cotisation de 5 000 $ ne procure donc pas la même économie d’impôt à tous les Canadiens. Le résultat dépend du revenu, de la province ou du territoire, des autres déductions et crédits ainsi que du reste de la déclaration.
Retraits du REER
Les retraits ordinaires d’un REER sont généralement imposables et ne rétablissent pas vos droits de cotisation.
L’institution financière retient habituellement une partie de l’impôt au moment du retrait. Cette retenue constitue un acompte. L’impôt final est calculé lorsque le retrait est inclus dans votre déclaration de revenus, et le montant retenu peut être insuffisant.
L’ARC explique les retenues applicables dans sa page consacrée aux taux de retenue sur les retraits d’un REER.
Les retraits imposables peuvent également réduire certaines prestations et certains crédits fondés sur le revenu.
Votre REER doit arriver à échéance au plus tard à la fin de l’année de vos 71 ans. Vous devez généralement :
- retirer le solde;
- le transférer dans un fonds enregistré de revenu de retraite;
- acheter une rente admissible;
- ou combiner ces options.
Un transfert direct vers un FERR ne déclenche pas immédiatement d’impôt. Cependant, les retraits futurs du FERR sont généralement imposables.
L’ARC décrit les options pour vos REER lorsque vous atteignez 71 ans.
Pourquoi votre taux d’imposition est-il important?
La décision entre le CELI et le REER dépend souvent de la différence entre votre taux d’imposition au moment de la cotisation et celui qui s’appliquera au retrait.
Prenons un exemple simplifié.
Supposons que vous disposiez de 1 000 $ de revenu avant impôt à investir, que votre taux d’imposition soit de 30 % et que le placement double dans les deux comptes.
Si votre taux d’imposition reste identique
Avec le REER, vous investissez les 1 000 $ avant impôt. Si le placement atteint 2 000 $ et que le retrait est imposé à 30 %, il vous reste 1 400 $.
Avec le CELI, vous payez d’abord 300 $ d’impôt et investissez les 700 $ restants. Si le placement double, il vous reste également 1 400 $.
Lorsque le taux d’imposition est identique et que l’économie ou le remboursement produit par le REER est entièrement investi, les deux comptes peuvent générer un résultat équivalent après impôt.
Si votre taux d’imposition diminue
Si la cotisation au REER vous permet d’économiser de l’impôt à un taux de 40 % et que le retrait est ensuite imposé à 25 %, le REER obtient un avantage supplémentaire.
Si votre taux d’imposition augmente
Si la déduction vous permet d’économiser de l’impôt à un taux de 20 %, mais que le retrait est finalement imposé à 35 %, le CELI peut être plus avantageux.
Cet exemple est volontairement simplifié. Les prestations gouvernementales, les plafonds de cotisation, les placements, les frais et les modifications fiscales peuvent également influencer le résultat.
Quand le CELI peut-il être préférable?
Votre revenu actuel est relativement faible
Si vous prévoyez que votre revenu et votre taux d’imposition augmenteront, la déduction au titre du REER pourrait avoir plus de valeur dans quelques années.
Utiliser d’abord le CELI vous permet de conserver vos droits REER pour ces années où votre revenu sera plus élevé.
Cela peut concerner :
- les étudiants;
- les personnes en début de carrière;
- une personne en congé parental;
- une personne qui travaille temporairement moins d’heures;
- une personne qui traverse une année de revenu inhabituellement faible.
Vous avez besoin de flexibilité
Le CELI peut servir à préparer la retraite, mais aussi à financer d’autres objectifs.
Vous pourriez notamment l’utiliser pour :
- acheter un véhicule;
- prendre une pause professionnelle;
- rénover votre habitation;
- investir à long terme;
- financer un achat important planifié.
Les retraits sont libres d’impôt, et la somme retirée redevient un droit de cotisation l’année suivante.
Si vous prévoyez utiliser l’argent dans quelques années, votre placement doit tout de même rester suffisamment prudent. Le CELI protège les rendements contre l’impôt; il ne protège pas les placements risqués contre les pertes.
Vous recevez des prestations fondées sur le revenu
Les retraits d’un CELI n’augmentent généralement pas le revenu imposable et ne réduisent pas les prestations fédérales fondées sur le revenu.
Les retraits d’un REER ou d’un FERR peuvent notamment avoir une incidence sur la Sécurité de la vieillesse ou le Supplément de revenu garanti.
Vous pourriez avoir besoin de l’argent avant la retraite
Un retrait ordinaire d’un REER est généralement imposable et utilise définitivement les droits correspondants.
Le CELI offre davantage de flexibilité lorsque l’utilisation future de l’argent demeure incertaine.
Quand le REER peut-il être préférable?
Votre employeur offre une cotisation de contrepartie
Si votre employeur égale une partie de vos cotisations à un régime collectif, obtenir la totalité de cette cotisation est souvent prioritaire.
Refuser cette cotisation revient à laisser de côté une partie de votre rémunération.
Examinez les frais, les placements disponibles, les règles d’acquisition et les conditions de retrait du régime, mais ne négligez pas la valeur de la contribution de l’employeur.
Votre taux d’imposition actuel est relativement élevé
Une déduction au titre du REER peut avoir plus de valeur durant les années où votre revenu est élevé.
Cette stratégie devient encore plus intéressante si vous pensez effectuer les retraits à un taux d’imposition inférieur.
Vous investirez l’économie d’impôt
Une cotisation au REER peut produire un remboursement ou réduire l’impôt que vous auriez autrement dû payer.
Ce résultat ne constitue pas de l’argent gratuit. Il représente de l’impôt reporté jusqu’au retrait.
La comparaison avec le CELI est plus favorable au REER lorsque l’économie d’impôt est elle aussi épargnée ou investie plutôt que dépensée.
Vous souhaitez réserver l’argent à la retraite
Les conséquences fiscales d’un retrait ordinaire peuvent vous dissuader d’utiliser l’argent pour des dépenses sans rapport avec la retraite.
Pour certains investisseurs, ce manque de flexibilité contribue à protéger leur épargne à long terme.
Et si vous épargnez pour une première habitation?
Si vous êtes admissible au compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété, examinez-le avant de limiter votre décision au CELI et au REER.
Les cotisations admissibles au CELIAPP sont généralement déductibles. Les retraits admissibles pour une première habitation sont libres d’impôt.
Les nouveaux droits de participation s’élèvent généralement à 8 000 $ par année, sous réserve des règles de report, et le plafond à vie des cotisations est de 40 000 $.
Cette combinaison peut rendre le CELIAPP particulièrement avantageux pour un premier acheteur admissible.
Le guide CELIAPP expliqué : la nouvelle façon d’épargner pour votre première maison présente son fonctionnement plus en détail.
Le Régime d’accession à la propriété peut aussi permettre un retrait admissible allant jusqu’à 60 000 $ d’un REER. Contrairement à un retrait admissible du CELIAPP, un retrait dans le cadre du RAP entraîne généralement une obligation de remboursement.
L’ARC explique les règles actuelles du Régime d’accession à la propriété.
Devriez-vous utiliser le CELI et le REER?
Pour de nombreux Canadiens, la réponse sera éventuellement oui.
Les deux comptes peuvent se compléter :
- le REER peut offrir des déductions pendant les années où le revenu est élevé;
- le CELI procure une flexibilité libre d’impôt;
- les retraits du CELI peuvent compléter les revenus imposables à la retraite;
- l’utilisation des deux comptes peut donner plus de contrôle sur le revenu imposable à la retraite.
Vous n’avez pas besoin de cotiser également aux deux comptes.
Voici un ordre général de priorités possible :
- Conserver un fonds d’urgence adéquat.
- S’occuper des dettes à intérêt élevé.
- Obtenir la totalité de la cotisation de contrepartie offerte par l’employeur.
- Considérer le CELIAPP si vous êtes un premier acheteur admissible.
- Choisir entre des cotisations supplémentaires au CELI ou au REER selon votre taux d’imposition, vos objectifs et votre besoin de flexibilité.
- Utiliser progressivement les deux comptes à mesure que votre revenu et votre capacité d’épargne augmentent.
Il s’agit d’un cadre général et non d’une formule universelle.
Le guide Devriez-vous rembourser vos dettes ou investir? peut vous aider à réfléchir à la deuxième étape.
Le compte ne détermine pas le placement
Le CELI et le REER sont des types de comptes. Ils ne constituent pas eux-mêmes des placements.
Selon le produit et l’institution, les deux comptes peuvent contenir de l’argent comptant ou différents placements.
Votre placement doit correspondre :
- au moment où vous aurez besoin de l’argent;
- à votre capacité à subir des pertes;
- à votre volonté de tolérer les fluctuations;
- au degré de diversification recherché.
Une personne qui investit pour une retraite prévue dans 30 ans peut choisir un portefeuille diversifié d’actions et d’obligations. Une personne qui prévoit utiliser l’argent pour payer des droits de scolarité l’année prochaine pourrait préférer des liquidités ou un produit garanti.
Pour découvrir les principaux placements disponibles, consultez le guide sur les fonds indiciels et les FNB au Canada.
Erreurs fréquentes avec le CELI et le REER
Considérer le remboursement du REER comme de l’argent gratuit
Le remboursement représente de l’impôt reporté jusqu’à un retrait futur. Le dépenser réduit l’avantage potentiel du REER.
Remettre trop rapidement un retrait dans le CELI
À moins de disposer d’autres droits inutilisés, vous devez généralement attendre l’année civile suivante avant de cotiser de nouveau la somme retirée.
Supposer que les données de l’ARC sont entièrement à jour
Les institutions financières déclarent les opérations du CELI après la fin de l’année. Le montant affiché peut ne pas inclure vos cotisations ou retraits récents.
Conservez vos propres dossiers, surtout si vous détenez des CELI auprès de plusieurs institutions.
Utiliser le CELI uniquement comme compte d’épargne à faible intérêt
Le CELI peut contenir des placements à long terme ainsi que de l’argent comptant. Le choix dépend de votre objectif et de votre horizon.
Négliger l’effet des retraits du REER sur les prestations
Les retraits d’un REER ou d’un FERR augmentent le revenu imposable et peuvent réduire certaines prestations ou certains crédits fondés sur le revenu.
Choisir le compte avant de définir l’objectif
La décision devient plus facile lorsque vous savez à quoi servira l’argent et quand vous en aurez besoin.
Liste de vérification pour choisir
Envisagez de prioriser le CELI si la plupart de ces affirmations vous correspondent :
- Mon revenu actuel est relativement faible.
- Je prévois que mon revenu augmentera.
- J’accorde de l’importance à la flexibilité des retraits libres d’impôt.
- Je pourrais avoir besoin de l’argent avant la retraite.
- Les prestations fondées sur le revenu sont importantes dans mon plan.
Envisagez de prioriser le REER si la plupart de ces affirmations vous correspondent :
- Mon taux d’imposition actuel est relativement élevé.
- Je prévois un taux inférieur au moment des retraits.
- Mon employeur offre une cotisation de contrepartie.
- J’épargne précisément pour ma retraite.
- Je compte épargner ou investir l’économie d’impôt.
Envisagez d’utiliser les deux comptes si :
- vous disposez d’une capacité d’épargne suffisante;
- la flexibilité et le revenu de retraite sont tous deux importants;
- vous souhaitez mieux contrôler votre revenu imposable à la retraite;
- vous disposez de droits dans les deux comptes.
Questions fréquentes
Le CELI est-il meilleur que le REER?
Aucun des deux comptes n’est toujours supérieur.
Le CELI est souvent intéressant pour sa flexibilité et pendant les années où le revenu est faible. Le REER peut être particulièrement efficace lorsque la cotisation est déduite à un taux supérieur à celui qui s’appliquera au retrait.
Les jeunes Canadiens devraient-ils commencer par un CELI ou un REER?
Le CELI est souvent intéressant en début de carrière, puisque le revenu peut être plus faible et que la flexibilité est utile.
Toutefois, une cotisation de contrepartie de l’employeur, un revenu actuel élevé ou d’autres circonstances peuvent rendre le REER prioritaire.
Puis-je avoir un CELI et un REER?
Oui. Détenir un compte ne vous empêche pas d’ouvrir ou d’utiliser l’autre, pourvu que vous soyez admissible et disposiez de droits de cotisation.
Puis-je détenir les mêmes placements dans les deux comptes?
Plusieurs placements admissibles, notamment des actions cotées en bourse, des obligations, des fonds communs et des FNB, peuvent être détenus dans les deux comptes.
Le traitement fiscal et les retenues fiscales étrangères peuvent différer. Certaines situations spécialisées demandent donc une analyse supplémentaire.
Un retrait du REER est-il imposé deux fois?
Non. Les cotisations admissibles peuvent généralement être déduites, la croissance est à imposition différée, puis les retraits sont généralement imposés comme revenu.
La retenue effectuée par l’institution est un acompte sur le calcul final de l’impôt, et non un deuxième impôt distinct.
Un retrait du CELI crée-t-il un revenu imposable?
Un retrait ordinaire du CELI est généralement libre d’impôt et ne doit pas être déclaré comme revenu dans votre déclaration.
Devrais-je emprunter pour cotiser à un CELI ou à un REER?
Emprunter ajoute des intérêts et augmente le risque financier.
La réponse dépend de votre trésorerie, du coût d’emprunt, de votre situation fiscale et de votre capacité de remboursement. Un remboursement d’impôt ne suffit pas à rendre l’emprunt automatiquement avantageux.
Ce qu’il faut retenir
Le CELI procure son principal avantage fiscal lorsque l’argent sort : les retraits admissibles sont libres d’impôt.
Le REER procure son avantage immédiat lorsque l’argent entre : les cotisations admissibles peuvent réduire le revenu imposable, tandis que les retraits futurs sont généralement imposables.
Votre taux d’imposition actuel et futur compte, mais la flexibilité, les cotisations de l’employeur, les prestations gouvernementales et votre objectif financier comptent également.
Vous n’avez pas à choisir un seul compte pour toujours. À mesure que votre revenu et vos objectifs évoluent, la somme dirigée vers chacun peut également changer.
Pour replacer ce choix dans une démarche financière complète, consultez le guide Investir pour les débutants au Canada.
Sources officielles
- Qu’est-ce qu’un CELI? — Agence du revenu du Canada
- Avant de cotiser à un CELI — Agence du revenu du Canada
- Plafonds des REER et des CELI — Agence du revenu du Canada
- Taux de retenue sur les retraits d’un REER — Agence du revenu du Canada
- Options pour vos REER lorsque vous atteignez 71 ans — Agence du revenu du Canada
- Le Régime d’accession à la propriété — Agence du revenu du Canada
Cet article fournit de l’information générale à des fins éducatives. Il ne constitue pas un conseil financier, fiscal, juridique ou de placement personnalisé. Les règles fiscales et les plafonds peuvent changer. Confirmez les renseignements actuels auprès de l’Agence du revenu du Canada et consultez un professionnel qualifié lorsque nécessaire.