Les finances personnelles peuvent sembler plus compliquées qu’elles ne le sont réellement. Une grande partie de cette difficulté vient du vocabulaire utilisé dans les relevés bancaires, les contrats hypothécaires, les plateformes de placement, les déclarations de revenus et les régimes d’épargne.
Ce glossaire financier canadien explique les principaux termes dans un langage simple. Il couvre la gestion quotidienne de l’argent, le crédit, les hypothèques, les comptes enregistrés, les placements et l’impôt.
Vous n’avez pas besoin de mémoriser toutes ces définitions. Revenez à cette page lorsque vous rencontrez un terme que vous ne comprenez pas.
À retenir
Comprendre le vocabulaire financier ne signifie pas connaître chaque détail technique. Il s’agit surtout de reconnaître les coûts, les risques, les avantages et les limites d’une décision financière.
Parcourir le glossaire
- Revenus et gestion quotidienne
- Intérêts, dettes et crédit
- Vocabulaire hypothécaire
- Inflation et pouvoir d’achat
- Comptes enregistrés canadiens
- Produits de placement
- Construction du portefeuille et risque
- Frais et rendements
- Notions fiscales canadiennes
Revenus et gestion quotidienne
Revenu brut
Le revenu brut correspond à ce que vous gagnez avant les impôts et les autres retenues.
Selon votre situation, il peut comprendre :
- votre salaire;
- les primes et commissions;
- le revenu d’un travail autonome;
- les revenus de location;
- certains revenus de placement.
Si votre salaire annuel est de 70 000 $, cette somme représente généralement votre revenu d’emploi brut avant les retenues fiscales, les cotisations au RPC ou au RRQ, l’assurance-emploi et les avantages sociaux.
Le revenu brut sert notamment à calculer certains impôts, prestations et critères d’emprunt.
Revenu net et salaire net
Le revenu net représente généralement le revenu qui reste après certaines déductions. Sa signification exacte dépend du contexte.
Sur une paie, le salaire net est le montant déposé dans votre compte après les retenues comme :
- l’impôt sur le revenu;
- les cotisations au RPC ou au RRQ;
- les cotisations à l’assurance-emploi;
- les cotisations à un régime de retraite;
- certaines primes d’assurance.
Un budget personnel devrait normalement partir du salaire net, puisque c’est l’argent que vous pouvez réellement répartir.
Budget
Un budget est un plan indiquant comment vous comptez utiliser votre revenu.
Il compare l’argent que vous recevez avec les montants que vous prévoyez :
- consacrer aux besoins essentiels;
- utiliser pour vos dépenses discrétionnaires;
- épargner;
- investir;
- appliquer au remboursement de vos dettes.
Un budget ne doit pas nécessairement limiter chaque dépense. Il sert surtout à diriger votre argent vers ce qui compte pour vous et à repérer les problèmes avant qu’ils ne deviennent urgents.
L’Agence de la consommation en matière financière du Canada décrit le budget comme un outil permettant d’équilibrer le revenu, l’épargne et les dépenses. Notre guide Budget 101 explique comment en créer un qui correspond à votre réalité.
Flux de trésorerie
Le flux de trésorerie représente les mouvements d’argent qui entrent dans votre ménage et qui en sortent.
Votre flux est positif lorsque vos revenus dépassent vos dépenses. Il est négatif lorsque vos dépenses et vos paiements dépassent vos revenus.
Une personne peut avoir un revenu élevé tout en ayant un flux de trésorerie négatif. À l’inverse, un ménage au revenu plus modeste peut améliorer sa situation en conservant régulièrement un surplus.
Fonds d’urgence
Un fonds d’urgence est une somme réservée aux dépenses imprévues et nécessaires ou à une interruption temporaire de revenu.
Il peut servir à couvrir :
- une réparation urgente;
- un problème de santé;
- une réduction des heures de travail;
- une perte d’emploi;
- un déplacement imprévu.
Cet argent est généralement conservé dans un produit accessible et relativement stable, comme un compte d’épargne assuré. Une somme dont vous pourriez avoir besoin rapidement ne devrait normalement pas dépendre des conditions boursières au moment de l’urgence.
Valeur nette
Votre valeur nette correspond à la valeur de ce que vous possédez moins ce que vous devez.
Valeur nette = actif − passif
Votre actif peut comprendre :
- l’épargne;
- les placements;
- une propriété;
- certains régimes de retraite;
- d’autres biens ayant une valeur financière significative.
Votre passif peut comprendre :
- une hypothèque;
- des soldes de cartes de crédit;
- un prêt étudiant;
- un prêt automobile;
- une marge de crédit.
Si votre actif vaut 400 000 $ et que vos dettes totalisent 250 000 $, votre valeur nette est de 150 000 $.
La valeur nette permet de suivre votre progression à long terme. Elle ne décrit toutefois pas toute votre situation. Vous pouvez avoir une valeur nette positive et tout de même éprouver des difficultés à payer vos dépenses mensuelles.
Intérêts, dettes et crédit
Capital
Le capital est le montant initial emprunté ou investi, avant les intérêts et les rendements.
Si vous empruntez 20 000 $ pour acheter un véhicule, le capital initial est de 20 000 $. Une partie de chaque paiement réduit normalement ce capital, tandis qu’une autre partie couvre les intérêts.
Taux d’intérêt
Le taux d’intérêt est le pourcentage payé pour emprunter de l’argent ou reçu lorsque vous déposez de l’argent.
Lorsque vous empruntez, le taux représente une partie du coût. Lorsque vous épargnez, il représente une partie du rendement.
Le taux ne révèle pas toujours le coût total. Il faut aussi considérer :
- la fréquence de calcul des intérêts;
- les frais;
- la durée du prêt;
- le calendrier de remboursement;
- les pénalités;
- les autres conditions du contrat.
Taux annuel du coût d’emprunt
Le taux annuel du coût d’emprunt, ou TAC, exprime le coût annuel d’un prêt sous forme de pourcentage.
Selon le produit et les règles applicables, il peut inclure certains frais en plus du taux d’intérêt annoncé. Il facilite donc la comparaison entre des prêts dont les structures de frais diffèrent.
Consultez également le coût total en dollars et l’ensemble du contrat avant de choisir un prêt.
Intérêt simple et intérêt composé
Avec l’intérêt simple, les intérêts sont calculés uniquement sur le capital initial.
Avec l’intérêt composé, ils sont calculés sur le capital et sur les intérêts accumulés au cours des périodes précédentes.
Cette mécanique peut faire croître une épargne, mais elle peut aussi accélérer la croissance d’une dette impayée.
Notre guide sur l’intérêt composé présente des exemples détaillés.
Dossier de crédit
Un dossier de crédit résume la façon dont vous avez utilisé le crédit.
Il peut contenir des renseignements sur :
- vos cartes de crédit;
- vos prêts et hypothèques;
- vos soldes;
- votre historique de paiement;
- les paiements manqués;
- les comptes envoyés au recouvrement;
- les demandes de crédit.
Les prêteurs utilisent ces renseignements pour décider s’ils vous accorderont du crédit et à quelles conditions. Consulter régulièrement votre propre dossier peut également vous aider à repérer des erreurs ou des signes de fraude.
Cote de crédit
Une cote de crédit est un nombre à trois chiffres calculé à partir des renseignements de votre dossier. Au Canada, elle se situe généralement entre 300 et 900. Une cote plus élevée indique habituellement un risque moins élevé pour le prêteur.
Les formules précises ne sont pas publiques et peuvent varier. Les facteurs courants comprennent :
- le paiement des factures à temps;
- le montant du crédit utilisé;
- l’âge de vos comptes;
- les différents types de crédit;
- les demandes récentes;
- les comptes en recouvrement ou les situations d’insolvabilité.
La cote ne mesure pas votre revenu, votre richesse ou votre valeur personnelle. Elle estime surtout la probabilité que vous remboursiez l’argent emprunté.
Notre article sur les cotes de crédit au Canada explique comment les gérer.
Taux d’utilisation du crédit
Le taux d’utilisation du crédit compare le crédit renouvelable que vous utilisez avec les limites disponibles.
Si le solde de votre carte est de 1 000 $ et que sa limite est de 5 000 $, son taux d’utilisation est de 20 %.
Utiliser fréquemment la presque totalité de vos limites peut donner l’impression que vous dépendez fortement du crédit. Un taux plus bas peut contribuer à un meilleur dossier, mais les formules de calcul ne publient pas un pourcentage idéal universel.
Ratios d’endettement
Un ratio d’endettement compare vos obligations financières avec votre revenu.
Lors d’une demande hypothécaire au Canada, les prêteurs examinent notamment :
- le coefficient d’amortissement brut de la dette, ou ABD, qui compare les coûts du logement au revenu brut;
- le coefficient d’amortissement total de la dette, ou ATD, qui ajoute les autres paiements de dettes.
Les prêteurs et les assureurs hypothécaires peuvent appliquer des méthodes et des critères différents. Un seul pourcentage ne doit donc pas être considéré comme une règle universelle.
Taux fixe et taux variable
Un taux fixe demeure inchangé pendant une période déterminée.
Un taux variable peut augmenter ou diminuer selon les conditions du contrat, souvent en relation avec le taux préférentiel du prêteur.
Le taux fixe offre une plus grande prévisibilité. Avec un taux variable, une hausse peut modifier le paiement, la portion appliquée au capital ou le temps nécessaire pour rembourser la dette.
Il est impossible de savoir à l’avance quelle option coûtera le moins cher. Le choix dépend aussi des conditions du produit et de votre capacité à absorber une hausse.
Vocabulaire hypothécaire
Hypothèque
Une hypothèque est un prêt garanti par un bien immobilier.
Vos paiements servent généralement à payer les intérêts et à réduire le capital. La propriété garantit le prêt, ce qui accorde certains droits au prêteur si vous ne respectez pas vos obligations.
Le coût réel d’une propriété comprend également les taxes foncières, l’assurance, l’entretien, les services publics et, dans certains cas, les frais de copropriété.
Mise de fonds
La mise de fonds est la partie du prix d’achat que vous payez vous-même plutôt que de la financer avec l’hypothèque.
Une mise de fonds plus élevée réduit le montant emprunté. Au Canada, les exigences minimales et l’assurance prêt hypothécaire dépendent notamment du prix d’achat et du type de propriété.
Notre guide explique comment économiser pour une mise de fonds au Canada.
Terme hypothécaire
Le terme hypothécaire est la période pendant laquelle votre contrat actuel demeure en vigueur.
Vous pouvez avoir un terme de cinq ans tout en prévoyant prendre 25 ans pour rembourser l’hypothèque. À la fin du terme, vous devez normalement rembourser le solde ou renouveler le prêt selon de nouvelles conditions.
Période d’amortissement
La période d’amortissement est le temps estimé nécessaire pour rembourser complètement l’hypothèque selon le calendrier prévu.
Une période plus longue peut réduire les paiements réguliers, mais elle augmente généralement le total des intérêts. Le terme et l’amortissement sont donc deux concepts différents.
Hypothèque ouverte ou fermée
Une hypothèque ouverte offre généralement plus de flexibilité pour effectuer des paiements supplémentaires ou rembourser le solde, souvent en échange d’un taux plus élevé.
Une hypothèque fermée limite habituellement les paiements supplémentaires aux privilèges prévus dans le contrat. Dépasser ces limites peut entraîner une pénalité.
Les conditions exactes du contrat comptent davantage que l’étiquette du produit.
Inflation et pouvoir d’achat
Inflation
L’inflation est une augmentation générale des prix des biens et services.
Lorsque les prix augmentent, chaque dollar permet d’acheter moins de choses. Cette diminution du pouvoir d’achat est importante pour les objectifs à long terme comme la retraite.
La cible de maîtrise de l’inflation de la Banque du Canada est de 2 %, soit le point médian d’une fourchette allant de 1 % à 3 %. Le taux réel peut être supérieur ou inférieur au cours d’une année donnée.
Rendement nominal et rendement réel
Le rendement nominal correspond au rendement avant de tenir compte de l’inflation.
Le rendement réel montre l’évolution du pouvoir d’achat après l’inflation.
Si un portefeuille gagne 5 % pendant que l’inflation atteint 2 %, son rendement réel approximatif est de 3 %, avant les frais et l’impôt.
Pour un calcul plus précis :
Rendement réel = (1 + rendement nominal) ÷ (1 + inflation) − 1
Cette distinction évite de confondre une augmentation du solde avec une augmentation équivalente du pouvoir d’achat.
Comptes enregistrés canadiens
Un compte enregistré est une structure juridique et fiscale. Ce n’est pas un placement en soi.
Selon le fournisseur et les règles applicables, un compte enregistré peut contenir de l’argent comptant, des certificats de placement garanti, des fonds communs, des FNB, des actions, des obligations ou d’autres placements admissibles.
CELI
Le compte d’épargne libre d’impôt, ou CELI, est un compte enregistré accessible aux résidents canadiens admissibles.
Les cotisations ne sont pas déductibles. Cependant, les revenus et les gains réalisés dans le compte sont généralement libres d’impôt, tout comme les retraits.
Un retrait crée de nouveaux droits de cotisation, mais généralement seulement au début de l’année civile suivante. Une nouvelle cotisation effectuée trop tôt peut entraîner un excédent si vous ne possédez pas déjà suffisamment de droits inutilisés.
Malgré son nom, un CELI peut contenir des placements et pas seulement un compte d’épargne.
REER
Le régime enregistré d’épargne-retraite, ou REER, sert principalement à épargner pour la retraite.
Les cotisations déductibles peuvent réduire le revenu imposable. Les placements fructifient dans le régime sans impôt annuel, mais les retraits sont généralement imposables.
Votre plafond personnel figure dans votre dossier de l’ARC et sur votre dernier avis de cotisation ou de nouvelle cotisation. Il vaut mieux le consulter plutôt que l’estimer à partir d’une limite générale.
Notre comparatif CELI ou REER explique les principales différences.
CELIAPP
Le compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété, ou CELIAPP, aide les acheteurs admissibles d’une première habitation à épargner.
Les cotisations admissibles sont généralement déductibles. Les retraits admissibles utilisés pour acheter une habitation sont généralement libres d’impôt.
Le CELIAPP combine donc certaines caractéristiques du REER et du CELI. Des règles d’admissibilité, de participation, de cotisation et de retrait s’appliquent néanmoins.
REEE
Le régime enregistré d’épargne-études, ou REEE, sert à épargner pour les études postsecondaires d’un bénéficiaire.
Les cotisations ne sont pas déductibles. Les placements peuvent croître dans le régime et les cotisations admissibles peuvent donner droit à des incitatifs gouvernementaux, comme la Subvention canadienne pour l’épargne-études.
Lors des retraits, les cotisations initiales et les paiements d’aide aux études ne reçoivent pas le même traitement fiscal.
Produits de placement
Action
Une action représente une participation dans une entreprise.
Un actionnaire peut bénéficier :
- d’une augmentation du cours;
- de dividendes;
- de droits de vote, selon la catégorie d’actions.
Une action peut aussi perdre une grande partie ou la totalité de sa valeur. Détenir une seule entreprise crée beaucoup plus de risque de concentration que détenir un fonds largement diversifié.
Obligation
Une obligation est un titre de créance émis par un gouvernement, une entreprise ou une autre organisation.
En achetant une obligation, vous prêtez de l’argent à l’émetteur. Celui-ci promet généralement de verser des intérêts et de rembourser le capital à l’échéance.
La valeur d’une obligation peut augmenter ou diminuer avant son échéance. Elle dépend notamment des taux d’intérêt, de la qualité du crédit et du temps restant avant le remboursement.
Liquidités et équivalents de trésorerie
Les équivalents de trésorerie sont des placements à court terme, liquides et généralement destinés à préserver le capital.
Ils peuvent comprendre :
- des comptes d’épargne à intérêt élevé;
- des bons du Trésor;
- des instruments du marché monétaire;
- certains placements garantis à court terme.
Leur rendement attendu à long terme est généralement inférieur à celui des actions, mais ils conviennent souvent aux fonds d’urgence et aux objectifs rapprochés.
Fonds commun de placement
Un fonds commun de placement regroupe l’argent de plusieurs investisseurs afin de détenir un portefeuille.
Les parts sont achetées ou rachetées auprès du fonds, d’une institution financière, d’un conseiller ou d’une plateforme. Les opérations sont normalement effectuées à la valeur liquidative calculée par le fonds plutôt qu’en continu pendant la séance boursière.
Un fonds commun peut suivre une stratégie active ou indicielle, et ses coûts peuvent varier considérablement.
Fonds négocié en bourse
Un fonds négocié en bourse, ou FNB, est un fonds dont les parts se négocient sur une bourse comme des actions.
Un FNB peut détenir des actions, des obligations, des liquidités, des marchandises ou d’autres actifs. Il peut suivre un indice ou appliquer une stratégie active.
L’étiquette FNB ne garantit pas des frais faibles, une bonne diversification ou un faible risque. Il faut toujours comprendre ce que le fonds détient.
Fonds indiciel
Un fonds indiciel cherche à reproduire le rendement d’un indice précis, avant les frais et les écarts de suivi.
Il peut être structuré comme un FNB ou comme un fonds commun de placement. De la même façon, tous les FNB ne sont pas indiciels.
La différence est importante :
- FNB décrit la structure et la façon dont le fonds se négocie;
- fonds indiciel décrit sa stratégie de placement.
Notre guide sur les fonds indiciels et les FNB au Canada approfondit cette distinction.
Certificat de placement garanti
Un certificat de placement garanti, ou CPG, est un produit de dépôt qui rembourse le capital et verse des intérêts selon ses conditions.
Certains CPG sont encaissables avant l’échéance, tandis que d’autres immobilisent l’argent pour une période déterminée. Leur rendement peut être fixe, variable ou lié à un marché.
Les dépôts admissibles peuvent être protégés par un organisme d’assurance-dépôts, sous réserve de ses catégories et de ses limites. Le mot « garanti » ne signifie pas que chaque produit et chaque montant bénéficient d’une protection gouvernementale illimitée.
Construction du portefeuille et risque
Catégorie d’actifs
Une catégorie d’actifs regroupe des placements ayant des caractéristiques semblables.
Les principales catégories comprennent :
- les actions;
- les titres à revenu fixe, comme les obligations;
- les liquidités;
- l’immobilier et certains placements alternatifs.
Ces catégories ne réagissent pas toutes de la même façon aux conditions économiques, aux taux d’intérêt et aux événements boursiers.
Répartition de l’actif
La répartition de l’actif représente la façon dont un portefeuille est divisé entre les différentes catégories d’actifs.
Un portefeuille pourrait détenir :
- 60 % en actions;
- 30 % en obligations;
- 10 % en liquidités.
Cette répartition influence le rendement attendu et l’importance des baisses possibles. Elle devrait correspondre à vos objectifs, à votre horizon, à votre capacité financière et à votre tolérance aux fluctuations.
Diversification
La diversification consiste à répartir votre argent entre plusieurs placements afin qu’une seule entreprise, un seul secteur, un seul pays ou une seule catégorie d’actifs ne détermine pas tout le résultat.
Posséder plusieurs fonds ne garantit pas une bonne diversification. Différents fonds peuvent détenir les mêmes entreprises.
La diversification ne peut pas empêcher les pertes, mais elle peut réduire le risque de concentration. Notre guide explique comment diversifier un portefeuille au Canada.
Tolérance au risque
La tolérance au risque décrit votre degré de confort face à l’incertitude et aux baisses de valeur.
Il est facile de croire que sa tolérance est élevée lorsque les marchés montent. Une baisse importante peut révéler une réaction différente.
Une évaluation réaliste doit considérer votre comportement passé et l’ampleur de la baisse qui pourrait vous pousser à abandonner votre stratégie.
Capacité à prendre des risques
La capacité à prendre des risques correspond à votre capacité financière d’absorber une perte.
Elle dépend notamment :
- du moment où vous aurez besoin de l’argent;
- de la flexibilité de l’objectif;
- de la stabilité de votre revenu;
- de votre fonds d’urgence;
- de vos dettes;
- des conséquences d’un manque à gagner.
La tolérance est émotionnelle. La capacité est financière. Votre portefeuille doit respecter les deux.
Rendement nécessaire
Le rendement nécessaire est le rendement dont votre plan a besoin pour atteindre son objectif, compte tenu de votre épargne, de vos actifs actuels, de votre horizon et de vos retraits futurs.
Avoir besoin d’un rendement élevé ne signifie pas que vous pouvez prendre suffisamment de risque pour le rechercher.
Si le rendement nécessaire est irréaliste, il peut être préférable d’augmenter l’épargne, de réduire l’objectif, de prolonger l’échéance ou de combiner ces changements.
Notre guide sur le véritable risque de placement explique comment ces éléments interagissent.
Volatilité
La volatilité mesure l’ampleur et la fréquence des mouvements de prix d’un placement.
Un placement volatil peut connaître de fortes hausses et baisses sur de courtes périodes. La volatilité n’est pas la seule forme de risque, mais elle devient importante si vous devez vendre pendant une baisse ou si les fluctuations peuvent vous faire abandonner votre plan.
Achats périodiques par sommes fixes
Les achats périodiques par sommes fixes consistent à investir le même montant selon un calendrier régulier, peu importe les conditions du marché.
Par exemple, vous pourriez investir 300 $ après chaque paie mensuelle. Vous achetez davantage de parts lorsque les prix sont bas et moins lorsqu’ils sont élevés.
Cette méthode favorise la constance et réduit la tentation d’attendre le moment parfait. Elle ne garantit pas un profit et ne protège pas contre les pertes.
Lorsqu’une somme forfaitaire est déjà disponible, l’investir progressivement signifie aussi qu’une partie demeure temporairement hors du marché.
Rééquilibrage
Le rééquilibrage consiste à ramener un portefeuille vers sa répartition cible après que les mouvements du marché l’ont modifiée.
Si une pondération de 60 % en actions monte à 70 %, le portefeuille peut désormais présenter plus de risque que prévu. Vous pouvez le rééquilibrer avec de nouvelles cotisations ou en achetant et vendant certains placements.
Le rééquilibrage sert principalement à contrôler le risque. Son objectif n’est pas de prévoir quel actif offrira le meilleur rendement.
Frais et rendements
Ratio des frais de gestion
Le ratio des frais de gestion, ou RFG, représente certains frais annuels de gestion et d’exploitation d’un fonds, exprimés en pourcentage de son actif moyen.
Un RFG de 0,25 % correspond à environ 25 $ par année pour chaque tranche de 10 000 $ investie. Un RFG de 2 % correspond à environ 200 $, en supposant que le solde demeure à 10 000 $.
Le coût est soustrait au rendement du fonds plutôt que facturé séparément une fois par année.
Le RFG ne comprend pas nécessairement tous les coûts. Les commissions, frais de conseil, frais de compte, conversions de devises et autres dépenses peuvent aussi compter.
Rendement total
Le rendement total mesure l’ensemble du gain ou de la perte d’un placement, y compris :
- la variation de sa valeur;
- les intérêts;
- les dividendes;
- les autres distributions.
Regarder uniquement le cours ou le taux de dividende donne une image incomplète. Le rendement total permet une comparaison plus globale.
Dividende
Un dividende est un paiement qu’une entreprise peut verser à ses actionnaires à partir de ses bénéfices ou de son capital.
Les dividendes ne sont pas garantis. Une entreprise peut les réduire, les suspendre ou les supprimer.
Ils représentent une composante du rendement total et non de l’argent gratuit. Lorsqu’un titre verse une distribution, son prix diminue généralement d’un montant approximativement équivalent, toutes choses étant égales.
Gain et perte en capital
Un gain en capital survient lorsque vous disposez d’une immobilisation pour un montant supérieur à son coût rajusté, après avoir tenu compte des frais applicables.
Une perte en capital survient lorsque vous la vendez pour un montant inférieur.
Le traitement fiscal dépend du compte, du type de bien, des règles en vigueur et de votre situation. Un gain dans un compte enregistré ne reçoit pas nécessairement le même traitement qu’un gain dans un compte non enregistré.
Valeur marchande et valeur comptable
La valeur marchande correspond à la valeur actuelle d’un placement.
La valeur comptable, parfois présentée comme le prix de base rajusté dans un compte non enregistré, représente généralement son coût après les ajustements nécessaires.
La différence peut indiquer un gain ou une perte non réalisé. Les chiffres du courtier ne doivent toutefois pas être considérés automatiquement comme complets pour la déclaration fiscale.
Placement fiscalement avantageux
Un placement fiscalement avantageux tient compte du rendement conservé après les frais et l’impôt, plutôt que du seul rendement avant impôt.
Cette approche peut comprendre :
- le choix d’un compte enregistré adapté;
- la compréhension du traitement des intérêts, dividendes et gains;
- la réduction des opérations inutiles;
- la coordination des placements entre plusieurs comptes.
La localisation des actifs peut devenir complexe en raison de l’interaction entre les impôts canadiens et étrangers, les retenues, les règles des comptes et votre taux d’imposition. La simplicité et la constance peuvent avoir plus de valeur qu’un petit avantage fiscal théorique.
Notions fiscales canadiennes
Taux marginal d’imposition
Votre taux marginal d’imposition est le taux appliqué au prochain dollar de revenu imposable.
Le Canada utilise des tranches d’imposition. Passer à une tranche supérieure ne signifie pas que tout votre revenu est imposé au taux supérieur. Seule la portion comprise dans cette tranche reçoit ce taux, en plus de l’impôt provincial ou territorial applicable.
Taux moyen d’imposition
Votre taux moyen d’imposition correspond au total de l’impôt payé divisé par votre revenu.
Puisque différentes portions du revenu peuvent être imposées à des taux différents, le taux moyen est normalement inférieur au taux marginal.
Déduction fiscale
Une déduction fiscale réduit le revenu utilisé pour calculer l’impôt.
Par exemple, une cotisation REER déductible peut réduire votre revenu imposable. La valeur de la déduction dépend notamment du taux qui aurait autrement été appliqué.
Crédit d’impôt
Un crédit d’impôt réduit l’impôt autrement payable.
Un crédit peut être :
- remboursable, lorsqu’un excédent peut produire un paiement;
- non remboursable, lorsqu’il peut généralement réduire l’impôt à zéro sans créer à lui seul un remboursement.
Une déduction et un crédit d’impôt n’agissent donc pas de la même façon.
Remboursement d’impôt
Un remboursement d’impôt est une somme retournée lorsque les montants payés ou retenus au cours de l’année, combinés aux crédits remboursables, dépassent l’impôt finalement dû.
Un remboursement important n’est pas automatiquement un revenu supplémentaire ou une récompense. Il signifie souvent qu’un montant trop élevé a été retenu pendant l’année, bien que les déductions et crédits puissent également produire un remboursement.
Comment utiliser ce glossaire
Lorsque vous découvrez un produit ou une recommandation, posez-vous les questions suivantes :
- Combien cela coûte-t-il?
- Quels risques est-ce que j’accepte?
- Le rendement est-il garanti ou seulement espéré?
- Quand pourrai-je récupérer mon argent?
- Que se passe-t-il si je dois partir plus tôt?
- Comment ce produit est-il imposé?
- Correspond-il réellement à mon objectif?
Comprendre le vocabulaire vous aide à poser de meilleures questions. Cela ne signifie pas que vous devez choisir le produit ou la stratégie la plus complexe.
Souvent, la meilleure décision est celle que vous comprenez, que vous pouvez vous permettre et que vous êtes capable de suivre avec constance.
Questions fréquentes
Quels termes un débutant devrait-il apprendre en premier?
Commencez par le revenu, les dépenses, le budget, le fonds d’urgence, la valeur nette, le taux d’intérêt, la cote de crédit et l’intérêt composé. Apprenez ensuite le fonctionnement des comptes enregistrés et des placements de base.
Un CELI est-il simplement un compte d’épargne?
Non. Le CELI est une structure de compte enregistré. Selon le fournisseur, il peut contenir de l’argent, des CPG, des fonds communs, des FNB, des actions, des obligations et d’autres placements admissibles.
Les FNB et les fonds indiciels sont-ils identiques?
Pas exactement. Un FNB est un type de fonds négocié en bourse. Un fonds indiciel suit un indice. Plusieurs fonds indiciels sont des FNB, mais certains sont des fonds communs, et certains FNB appliquent une gestion active.
Une cote de crédit élevée signifie-t-elle que mes finances sont en bonne santé?
Non. La cote montre surtout comment vous gérez le crédit. Elle ne mesure pas votre épargne, votre revenu, votre valeur nette, votre préparation à la retraite ou votre capacité à absorber une urgence.
La diversification empêche-t-elle les pertes?
Non. Un portefeuille diversifié peut diminuer lorsque l’ensemble des marchés recule. La diversification réduit la dépendance envers quelques placements, secteurs ou régions, mais elle n’élimine pas le risque de marché.
Faut-il toujours choisir le placement ayant les frais les plus faibles?
Les frais réduisent le rendement et doivent être comparés. Il faut également considérer la diversification, le risque, l’impôt, le service, les conseils reçus et votre capacité à utiliser le produit avec constance.
Conclusion
Le vocabulaire financier devient plus simple lorsqu’on relie chaque terme à une décision réelle.
Un budget permet de gérer le flux de trésorerie. Un fonds d’urgence protège contre les imprévus. Les termes de crédit expliquent le coût d’un emprunt. Les comptes enregistrés influencent l’impôt. Le vocabulaire des placements aide à comprendre ce que vous détenez, ce que vous payez et les risques que vous prenez.
Vous n’avez pas besoin de tout apprendre en même temps. Revenez à ce glossaire lorsque vous découvrez un mot inconnu, puis consultez les guides détaillés associés à votre situation.
Sources et ressources officielles
- Faire un budget — Agence de la consommation en matière financière du Canada
- Améliorer votre cote de crédit — Agence de la consommation en matière financière du Canada
- Choisir la bonne hypothèque — Agence de la consommation en matière financière du Canada
- Termes fiscaux courants — Agence du revenu du Canada
- Politique monétaire et cible d’inflation — Banque du Canada
Avertissement
Ce glossaire présente des renseignements généraux à des fins éducatives. Il ne constitue pas un conseil financier, fiscal, juridique, hypothécaire ou de placement personnalisé. Les règles et les conditions des produits peuvent changer, et chaque situation est différente. Confirmez les renseignements actuels auprès de l’institution ou de l’organisme gouvernemental concerné et consultez un professionnel qualifié lorsque cela est nécessaire.