Un plan d’investissement raisonnable peut tout de même échouer si l’investisseur n’arrive pas à le suivre.
Les baisses de marché provoquent de la peur. Les rendements récents renforcent la confiance. Les nouvelles financières créent une pression pour agir. Lorsque ces émotions prennent le dessus, un investisseur peut abandonner un portefeuille diversifié, courir après les placements populaires ou changer continuellement de stratégie.
La psychologie de l’investissement est importante parce que les résultats à long terme dépendent à la fois du portefeuille choisi et des décisions prises pendant qu’on le détient.
Garder le cap ne signifie pas ignorer tous les changements ni refuser de vendre. Cela signifie suivre un plan fondé sur ses objectifs plutôt que de réagir impulsivement aux marchés.
Les principaux biais de l’investisseur
| Tendance comportementale | Comment elle peut se manifester | Réponse utile |
|---|---|---|
| Aversion aux pertes | Une baisse semble plus urgente qu’un gain équivalent semble satisfaisant | Choisir un niveau de risque que vous pouvez réellement maintenir |
| Biais de récence | Les rendements récents semblent susceptibles de continuer | Examiner une période plus longue et revenir au plan initial |
| Excès de confiance | Vous croyez pouvoir identifier régulièrement le prochain gagnant ou le prochain mouvement du marché | Limiter les décisions spéculatives et diversifier |
| Biais d’action | Faire quelque chose semble plus rassurant qu’attendre | Exiger une raison claire avant de modifier le portefeuille |
| Comportement grégaire | L’enthousiasme des autres investisseurs rend un placement plus rassurant | Évaluer le placement de manière indépendante |
| Biais de confirmation | Vous recherchez surtout les informations qui appuient une décision déjà prise | Chercher volontairement les arguments qui pourraient vous donner tort |
Reconnaître un biais ne suffit pas toujours à le faire disparaître. Une approche plus fiable consiste à créer un processus qui réduit le nombre de décisions émotionnelles à prendre.
Pourquoi les pertes semblent-elles si importantes?
Une baisse de marché n’est pas vécue comme un simple chiffre à l’écran. Elle peut sembler menacer la retraite, l’indépendance financière ou un autre objectif important.
Les recherches fondamentales de Daniel Kahneman et Amos Tversky sur la théorie des perspectives ont montré que les personnes réagissent généralement plus fortement aux pertes qu’aux gains équivalents. Cette tendance est connue sous le nom d’aversion aux pertes.
On entend parfois qu’une perte fait exactement deux fois plus mal qu’un gain équivalent procure de satisfaction. Cette comparaison illustre bien le concept, mais elle ne constitue pas une règle universelle. L’intensité de l’aversion aux pertes varie selon la personne, la situation et la façon dont elle est mesurée.
La leçon pratique est plus simple : lorsque la valeur d’un portefeuille diminue, le désir de faire cesser l’inconfort peut devenir plus fort que la volonté de suivre un plan à long terme.
L’investisseur risque alors de vendre après une baisse, même si le placement avait été choisi pour un objectif qui se trouve encore à plusieurs décennies.
Consulter fréquemment son portefeuille peut raccourcir son horizon
Les actions peuvent enregistrer des gains et des pertes importants sur de courtes périodes. Plus vous consultez votre portefeuille souvent, plus vous rencontrerez fréquemment une perte.
Les chercheurs Shlomo Benartzi et Richard Thaler ont décrit la combinaison entre l’aversion aux pertes et l’évaluation fréquente du portefeuille comme une forme d’aversion aux pertes à courte vue.
Une personne qui investit pour les 20 prochaines années peut malgré tout vivre son portefeuille comme une succession de gains et de pertes quotidiens si elle le consulte constamment.
Il se crée alors un décalage :
- L’objectif de placement est à long terme.
- L’information arrive continuellement.
- La réaction émotionnelle est immédiate.
Consulter son compte n’est pas automatiquement nuisible. Cela devient problématique lorsque chaque mouvement à court terme est perçu comme une nouvelle information qui exige une décision.
Pour un portefeuille diversifié à long terme, une vérification planifiée peut fournir suffisamment d’information sans transformer la volatilité quotidienne en épreuve quotidienne de discipline.
Pourquoi agir semble-t-il rassurant?
En période d’incertitude, agir peut donner une impression de contrôle.
Un investisseur peut vendre, changer de fonds ou se réfugier dans les liquidités parce que l’attente lui semble passive. Pourtant, une décision peut réduire temporairement l’anxiété sans améliorer le résultat financier.
Les chercheurs Brad Barber et Terrance Odean ont étudié plus de 66 000 comptes de courtage. Leur étude, Trading Is Hazardous to Your Wealth, a constaté que les ménages qui négociaient le plus fréquemment avaient obtenu des rendements nets inférieurs aux ménages moins actifs pendant la période étudiée.
Cela ne signifie pas que chaque transaction est une erreur. Un investisseur peut avoir de bonnes raisons d’effectuer une transaction :
- Rééquilibrer son portefeuille
- Utiliser l’argent pour un objectif prévu
- Remplacer un placement qui ne convient plus
- Simplifier des fonds qui se chevauchent
- S’adapter à un changement important dans sa situation
Le danger vient surtout des transactions sans raison liée au plan financier.
Avant d’agir, posez-vous cette question :
Qu’est-ce qui a changé : mon objectif, ma situation, mon placement ou seulement son prix récent?
Cette question crée une pause utile entre l’émotion et la décision.
Le biais de récence donne l’impression que le passé récent va continuer
Nous accordons naturellement beaucoup d’importance aux événements récents et faciles à mémoriser.
Après une période de rendements élevés, le risque peut sembler moins important qu’il ne l’est réellement. Un investisseur peut augmenter sa proportion d’actions, acheter un secteur populaire ou supposer que les gagnants récents continueront de dominer.
Après une baisse, l’effet inverse se produit. Le risque paraît soudainement insupportable, et conserver des liquidités semble plus sécuritaire même si le plan à long terme n’a pas changé.
Il s’agit du biais de récence : considérer une expérience récente comme une prévision fiable.
Une analyse historique de Vanguard sur le S&P 500 montre que plusieurs des meilleures et des pires séances boursières se sont produites à proximité les unes des autres. Ce constat aide à comprendre pourquoi il est difficile de choisir à la fois le bon moment pour quitter le marché et celui pour y revenir.
Les résultats historiques ne garantissent pas les rendements futurs. Ils montrent néanmoins qu’une tentative de synchroniser le marché exige deux bonnes décisions :
- Le moment de sortir
- Le moment de revenir
Une seule bonne décision ne suffit pas.
L’excès de confiance transforme l’investissement en exercice de prévision
L’excès de confiance ne touche pas uniquement les investisseurs débutants. En apprenant davantage sur les marchés, on peut être davantage tenté de prévoir les taux d’intérêt, d’identifier le prochain secteur gagnant ou d’améliorer un portefeuille qui fonctionne déjà.
La confiance et la capacité de prévoir les marchés ne sont toutefois pas la même chose.
L’excès de confiance peut se manifester de plusieurs façons :
- Concentrer une grande partie du portefeuille dans quelques entreprises familières
- Effectuer une transaction après avoir lu une nouvelle financière
- Remplacer un fonds selon une courte période de rendement
- Croire qu’une transaction réussie démontre une compétence reproductible
- Modifier fréquemment le portefeuille sans mesurer les coûts totaux
Cela ne signifie pas qu’un investisseur doit éviter toute action individuelle ou toute décision active. Il faut plutôt donner des limites claires à ces décisions afin qu’elles ne mettent pas en danger le plan principal.
Si vous aimez choisir des placements, vous pouvez réserver une petite portion prédéterminée du portefeuille à ces décisions tout en maintenant un cœur diversifié. La proportion appropriée peut également être de zéro.
Votre environnement influence vos décisions
Les décisions d’investissement ne se produisent pas dans le vide. Les applications, notifications, classements de rendement et listes de titres populaires dirigent l’attention vers les transactions.
Une étude sur la ludification et l’investissement de détail commandée par la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario a constaté que certaines pratiques numériques pouvaient influencer le comportement des investisseurs. Dans un environnement simulé, même des récompenses ayant très peu de valeur économique pouvaient augmenter la fréquence des transactions.
Cela ne signifie pas que les applications d’investissement sont nécessairement nuisibles. Elles peuvent réduire les frais et rendre l’investissement diversifié plus accessible. Toutefois, les fonctions conçues pour encourager l’engagement peuvent entrer en conflit avec une stratégie qui exige de la patience.
Vous pouvez modifier votre environnement :
- Désactivez les notifications de prix et de nouvelles financières.
- Retirez les widgets de placement de votre téléphone.
- Évitez les listes des titres les plus négociés de la journée.
- Consultez votre portefeuille selon un horaire déterminé.
- Conservez votre plan financier dans un endroit plus visible que les nouvelles boursières.
Un bon comportement devient plus facile lorsque l’environnement ne vous invite pas continuellement à intervenir.
Que signifie réellement garder le cap?
Garder le cap signifie continuer de suivre un processus de placement approprié malgré l’incertitude normale des marchés.
Cela ne signifie pas conserver indéfiniment un portefeuille qui ne convient plus.
Un changement peut être justifié lorsque :
- Votre objectif a changé.
- Votre horizon de placement s’est raccourci.
- Votre revenu, vos dettes ou votre fonds d’urgence ont changé de façon importante.
- Votre capacité ou votre volonté d’accepter le risque a changé.
- Votre portefeuille ne respecte plus sa répartition cible.
- Un placement ne remplit plus son rôle prévu.
- Des règles fiscales ou des règles concernant un compte ont une incidence sur le plan.
- Les frais, la complexité ou le chevauchement des placements doivent être corrigés.
Une baisse de marché, une prévision inquiétante ou le succès d’un autre investisseur ne constitue pas automatiquement une raison de changer.
La distinction importante consiste à répondre aux changements de votre vie sans réagir au bruit du marché.
Sept façons de bâtir un plan que vous pourrez suivre
1. Choisissez un niveau de risque réaliste
Un portefeuille doit refléter plus que le rendement que vous espérez obtenir. Il doit aussi correspondre à votre capacité financière et émotionnelle d’accepter des pertes.
Un portefeuille agressif peut sembler intéressant pendant un marché en hausse. Son véritable test survient lorsque sa valeur diminue.
Si une baisse normale vous pousse à vendre, vous empêche de dormir ou vous fait abandonner votre stratégie, le portefeuille contient peut-être plus de risque que vous pouvez en supporter.
Une répartition plus équilibrée que vous pouvez conserver peut produire un meilleur résultat personnel qu’une répartition agressive que vous interrompez régulièrement.
L’article Comment calculer votre vrai risque de placement explique la différence entre la tolérance au risque, la capacité à prendre des risques et le niveau de risque nécessaire pour atteindre un objectif.
2. Écrivez la raison d’être du portefeuille
Un portefeuille sans objectif défini est facile à comparer avec tout placement qui affiche un meilleur rendement.
Notez :
- À quoi servira l’argent
- Quand vous prévoyez l’utiliser
- Votre répartition cible entre actions, obligations et liquidités
- Le montant que vous prévoyez cotiser
- La fréquence des révisions
- Les circonstances qui justifieraient une modification
Un plan écrit vous fournit un point de référence plus stable que vos émotions du moment.
3. Automatisez vos cotisations
Les cotisations automatiques réduisent le besoin de décider continuellement si le moment est propice pour investir.
Elles déplacent aussi votre attention des prix à court terme vers un comportement que vous contrôlez : épargner régulièrement.
L’automatisation ne garantit aucun rendement et ne protège pas contre les pertes. Son avantage est comportemental : elle transforme le respect du plan en action par défaut.
4. Utilisez un portefeuille simple
Chaque compte, fonds ou stratégie supplémentaire crée une décision de plus.
Pour certains investisseurs, un FNB tout-en-un diversifié ou un autre portefeuille rééquilibré automatiquement peut réduire l’envie de choisir des secteurs, de comparer des fonds qui se chevauchent ou de décider quoi acheter chaque mois.
Le produit doit tout de même correspondre à votre profil de risque et à votre horizon. La simplicité ne peut pas rendre convenable une répartition d’actifs qui ne l’est pas.
Pour explorer cette approche, consultez Les FNB tout-en-un au Canada.
5. Établissez une règle de rééquilibrage
Le rééquilibrage ramène le portefeuille vers sa répartition prévue. Il devrait suivre une règle plutôt qu’une prévision.
Vous pouvez, par exemple, vérifier la répartition une ou deux fois par année, ou intervenir lorsqu’une catégorie d’actifs dépasse une fourchette établie. Les nouvelles cotisations peuvent parfois ramener le portefeuille vers sa cible sans qu’il soit nécessaire de vendre.
La méthode précise importe moins que le fait de décider à l’avance comment le processus fonctionnera.
6. Créez un délai avant les changements importants
Imposez-vous une période d’attente avant toute modification imprévue.
Pendant cette période, notez :
- Le changement envisagé
- La raison du changement
- Les éléments qui l’appuient
- Les frais de transaction et les conséquences fiscales possibles
- Les conditions qui vous pousseraient à revenir sur la décision
- Si vous prendriez la même décision pendant une période calme
Une pause ne garantit pas une bonne décision. Elle laisse toutefois à la réaction émotionnelle le temps de diminuer.
7. Révisez votre plan selon un horaire
Un portefeuille à long terme n’exige pas une attention constante, mais il ne devrait pas être ignoré indéfiniment.
Une révision planifiée peut couvrir :
- Vos progrès vers l’objectif
- Les changements à votre échéancier
- La répartition actuelle des actifs
- Le montant de vos cotisations
- Les frais
- Les bénéficiaires des comptes
- Les considérations fiscales
- Votre capacité émotionnelle à conserver le portefeuille
Cette méthode permet de distinguer l’entretien utile de la surveillance réactive.
Que faire pendant une baisse de marché?
Une liste de vérification écrite peut être utile lorsque les marchés deviennent stressants.
Étape 1 : déterminez si vous aurez bientôt besoin de l’argent
L’argent dont vous aurez besoin à court terme ne devrait peut-être pas être placé dans des actifs volatils.
Si une dépense ou un retrait prochain n’avait pas été intégré au portefeuille, le problème peut provenir de la répartition initiale plutôt que de la baisse elle-même.
Étape 2 : revenez à l’objectif et à l’échéancier
Une baisse de prix ne modifie pas automatiquement un objectif à long terme. Vérifiez si la raison pour laquelle vous investissez demeure valide.
Étape 3 : comparez le portefeuille à sa répartition cible
Si la répartition demeure proche de la cible, aucune intervention ne sera peut-être nécessaire. Si elle dépasse vos limites de rééquilibrage, appliquez la règle établie dans votre plan.
Étape 4 : protégez vos finances à court terme
Un fonds d’urgence réduit le risque qu’une dépense imprévue vous oblige à vendre des placements pendant une baisse.
Étape 5 : réduisez l’information inutile
Une plus grande quantité de commentaires ne conduit pas nécessairement à une meilleure décision. En période de volatilité, limitez la fréquence à laquelle vous consultez les prix et les prévisions.
Étape 6 : demandez de l’aide si le plan devient difficile à supporter
Une anxiété persistante peut indiquer que le portefeuille est trop risqué, que l’objectif manque de clarté ou que le plan doit être revu par un professionnel.
La solution ne consiste pas toujours à supporter davantage d’inconfort.
Les comptes enregistrés n’éliminent pas le risque
Un CELI ou un REER modifie la façon dont un placement est imposé. Le type de compte ne détermine pas le niveau de risque du placement.
Les deux comptes peuvent contenir de l’argent comptant, des CPG, des obligations, des fonds communs, des FNB et des titres individuels, sous réserve des règles applicables.
Un CELI composé d’actions spéculatives peut être beaucoup plus risqué qu’un REER contenant un portefeuille équilibré.
Les comptes peuvent néanmoins influencer le comportement :
- La souplesse du CELI peut rendre les retraits plus faciles.
- Les conséquences fiscales d’un retrait du REER peuvent décourager son utilisation pour des dépenses à court terme.
- La présence de plusieurs comptes peut pousser un investisseur à traiter chacun comme un portefeuille distinct, même lorsqu’ils servent le même objectif.
Le choix du compte est important, mais la répartition des placements et votre comportement à l’intérieur du compte le sont également.
Pour comparer leurs règles, consultez CELI ou REER : quel compte choisir?.
La simplicité constitue un avantage comportemental
Un portefeuille simple est plus facile à comprendre, à surveiller et à maintenir. Il devient alors plus facile de distinguer un ajustement nécessaire d’une envie de bricoler.
Le but n’est pas d’éviter de réfléchir à ses placements. Il est de concentrer ses décisions là où elles peuvent réellement améliorer le plan.
Explorer la psychologie derrière les décisions d’investissement
Le comportement des investisseurs peut prendre plusieurs formes. Il peut nous amener à compliquer notre portefeuille, à chercher continuellement une meilleure stratégie, à réagir aux mouvements récents des marchés ou à effectuer des changements simplement pour retrouver un sentiment de contrôle.
Ces articles examinent ces situations plus en détail :
- Moins, c’est plus : pourquoi la simplicité fonctionne en investissement explique comment un nombre limité de choix peut rendre un portefeuille plus facile à comprendre et à maintenir.
- À la recherche du portefeuille parfait montre comment l’optimisation constante peut rendre un bon plan plus difficile à suivre.
- Quand investir devient trop lourd examine ce qui peut arriver lorsque surveiller et modifier son portefeuille devient une habitude.
- Pourquoi rester investi vaut mieux que tenter d’anticiper le marché explique pourquoi réagir aux prévisions et aux mouvements des marchés peut nuire à un plan à long terme.
- Comment évaluer votre profil de risque d’investisseur permet de relier le risque, l’horizon de placement, la capacité financière et le degré de confort émotionnel.
- Comment votre rapport à l’argent influence bien plus que vos finances explore les croyances et les expériences qui influencent plus largement nos décisions financières.
Questions fréquentes
Pourquoi les investisseurs paniquent-ils pendant les baisses?
Les pertes peuvent sembler plus importantes que les gains équivalents. Par ailleurs, l’incertitude donne l’impression qu’agir est plus rassurant qu’attendre. La consultation fréquente du portefeuille et les manchettes alarmantes peuvent intensifier cette réaction.
Comment arrêter de consulter constamment son portefeuille?
Choisissez un horaire de révision, désactivez les notifications et retirez les raccourcis qui rendent la vérification automatique. Inscrivez la date de votre prochaine révision dans votre plan financier.
Est-il parfois raisonnable de vendre pendant une baisse?
Oui. Une vente peut être justifiée si vous avez besoin de l’argent, si votre objectif ou votre échéancier a changé, si le portefeuille ne convenait pas ou si un rééquilibrage planifié l’exige.
La question importante est de savoir si la décision vient de votre plan financier ou d’une réaction émotionnelle à court terme.
L’investissement passif élimine-t-il les décisions émotionnelles?
Non. Un fonds indiciel peut réduire les décisions liées au choix des titres, mais l’investisseur doit toujours choisir une répartition, cotiser, rééquilibrer et rester investi.
Une stratégie passive fonctionne seulement si l’investisseur arrive à la suivre.
Comment savoir si mon portefeuille est trop agressif?
Les signes possibles comprennent une anxiété persistante, des ventes répétées pendant les baisses, des difficultés à dormir ou l’incapacité d’accepter une perte à court terme.
Votre horizon financier et votre capacité à absorber une perte comptent également.
Devrais-je investir davantage chaque fois que les marchés baissent?
Pas automatiquement. Continuer les cotisations régulières ou rééquilibrer peut être approprié lorsque le portefeuille demeure adapté.
Cependant, votre fonds d’urgence, vos dettes, vos dépenses prochaines et votre répartition cible devraient être considérés avant d’investir davantage.
L’essentiel à retenir
Réussir comme investisseur demande plus que de trouver un bon portefeuille. Il faut également bâtir un processus qui demeure applicable lorsque les marchés deviennent inconfortables.
L’aversion aux pertes, le biais de récence et l’excès de confiance sont des tendances humaines normales. Compter uniquement sur sa volonté est donc fragile.
Une répartition réaliste, un plan écrit, des cotisations automatiques, un portefeuille simple et une révision planifiée peuvent réduire le nombre de décisions prises sous l’effet du stress.
Le meilleur portefeuille n’est pas celui qui paraît le plus impressionnant lorsque les marchés sont calmes. C’est celui qui correspond à vos objectifs et que vous pouvez continuer de détenir lorsqu’il devient difficile de garder le cap.
Cet article fournit de l’information générale et ne constitue pas un conseil financier, juridique ou fiscal. Investir comporte des risques, y compris la possibilité de perdre le capital investi. Les rendements passés ne garantissent pas les résultats futurs.