Petite précision avant de commencer : Cet article présente des renseignements généraux sur le Régime de pensions du Canada, le Régime de rentes du Québec et la Sécurité de la vieillesse. Il ne constitue pas une projection de retraite personnalisée, un plan fiscal ni une recommandation sur l’âge auquel vous devriez commencer à recevoir vos prestations. La décision dépend notamment de votre santé, de vos revenus, de votre situation fiscale, de vos autres actifs et de vos besoins à la retraite. Envisagez de consulter un planificateur financier ou un fiscaliste qualifié avant de prendre une décision irréversible concernant vos rentes.
Le Régime de pensions du Canada, le Régime de rentes du Québec et la Sécurité de la vieillesse peuvent représenter une partie importante de votre revenu de retraite. Ces programmes suivent toutefois des règles différentes en matière d’admissibilité, de calcul et d’imposition.
Le RPC et le RRQ reposent principalement sur vos revenus de travail et vos cotisations. La Sécurité de la vieillesse repose surtout sur le nombre d’années pendant lesquelles vous avez vécu au Canada après l’âge de 18 ans.
Vous pourriez être admissible à plusieurs de ces prestations, sans devoir les commencer au même moment.
Comprendre ces différences peut vous aider à intégrer vos prestations publiques à votre plan de retraite.
Le RPC, le RRQ et la Sécurité de la vieillesse en bref
| Caractéristique | RPC ou RRQ | Sécurité de la vieillesse |
|---|---|---|
| Nom complet | Régime de pensions du Canada ou Régime de rentes du Québec | Sécurité de la vieillesse |
| Âge minimal | 60 ans | 65 ans |
| Âge habituel | 65 ans | 65 ans |
| Dernier âge produisant une majoration | 70 ans pour le RPC; 72 ans pour le RRQ | 70 ans |
| Principal critère d’admissibilité | Cotisations liées au travail | Résidence au Canada |
| Montant influencé par les revenus de carrière | Oui | Non |
| Montant influencé par le revenu actuel | Pas directement | Oui, par l’impôt de récupération |
| Revenu imposable | Oui | Oui |
| Versement automatique | Non; une demande est nécessaire | Certaines personnes sont inscrites automatiquement |
Ces programmes fournissent tous un revenu de retraite, mais ils ne remplissent pas exactement le même rôle.
Le RPC ou le RRQ remplace une partie des revenus de travail sur lesquels vous avez cotisé. La Sécurité de la vieillesse verse une pension fondée sur la résidence aux personnes admissibles âgées de 65 ans ou plus.
Qu’est-ce que le Régime de pensions du Canada?
Le Régime de pensions du Canada est un régime public contributif. Les salariés, les employeurs et les travailleurs autonomes y cotisent en fonction des revenus d’emploi ouvrant droit à pension.
Pour avoir droit à une pension de retraite du RPC, vous devez généralement :
- Avoir au moins 60 ans
- Avoir versé au moins une cotisation valide au RPC
Une seule cotisation peut établir votre admissibilité, mais elle ne garantit pas une pension importante. Le montant réel dépend principalement :
- De vos revenus pendant votre carrière
- Du montant et de la durée de vos cotisations
- De l’âge auquel vous commencez à recevoir votre pension
- Des dispositions pouvant exclure ou remplacer certaines périodes de faible revenu
Les périodes pendant lesquelles vous avez pris soin de jeunes enfants ou vécu avec une invalidité peuvent également influencer le calcul. Le RPC tient automatiquement compte de certaines dispositions lorsqu’il possède les renseignements nécessaires.
Le RPC s’applique partout au Canada, sauf au Québec, où les travailleurs cotisent généralement au Régime de rentes du Québec.
Combien pouvez-vous recevoir du RPC?
Le montant du RPC est personnel. Deux personnes qui prennent leur retraite au même âge peuvent recevoir des pensions très différentes en raison de leur historique de cotisations.
En 2026, la pension maximale du RPC pour une personne qui commence à la recevoir à 65 ans est de 1 507,65 $ par mois. En juillet 2026, la pension moyenne d’un nouveau bénéficiaire âgé de 65 ans était de 858,34 $ par mois.
La majorité des retraités ne reçoivent pas le maximum.
Pour atteindre celui-ci, il faut généralement avoir cotisé pendant de nombreuses années sur des revenus égaux ou supérieurs aux maximums ouvrant droit à pension. L’estimation la plus utile demeure donc celle fondée sur votre propre dossier.
Vous pouvez consulter votre estimation et votre état de compte du cotisant dans Mon dossier Service Canada.
Qu’est-ce que le Régime de rentes du Québec?
Le Régime de rentes du Québec joue au Québec un rôle comparable à celui du RPC dans le reste du Canada.
Les travailleurs et les employeurs québécois cotisent au RRQ en fonction des revenus de travail admissibles. Les travailleurs autonomes versent les deux portions de la cotisation.
Votre rente dépend notamment :
- De vos revenus de travail inscrits au RRQ
- Du nombre d’années pendant lesquelles vous avez cotisé
- De l’âge auquel vous demandez votre rente
- De certaines mesures protégeant les périodes de faible revenu
Le RPC et le RRQ sont coordonnés. Une personne ayant travaillé au Québec et dans une autre province ne perd donc pas ses cotisations. Les organismes concernés utilisent les renseignements des deux régimes pour établir les prestations applicables.
Combien pouvez-vous recevoir du RRQ?
Pour les personnes ayant commencé leur rente en 2026, Retraite Québec indique qu’à 65 ans :
- La rente mensuelle maximale est d’environ 1 508 $
- La rente mensuelle moyenne est d’environ 731 $
Ces montants ne constituent pas une estimation personnelle. Votre rente peut être beaucoup plus faible selon vos revenus et votre historique de cotisations.
Consultez votre relevé de participation et les outils de Retraite Québec pour obtenir une estimation fondée sur votre propre dossier.
Qu’est-ce que la Sécurité de la vieillesse?
La Sécurité de la vieillesse est une pension gouvernementale destinée aux personnes admissibles âgées de 65 ans ou plus.
Contrairement au RPC et au RRQ, vous n’avez pas besoin d’avoir travaillé ni cotisé à un régime pour la recevoir.
L’admissibilité dépend principalement de votre âge, de votre statut juridique et du nombre d’années pendant lesquelles vous avez résidé au Canada après l’âge de 18 ans.
Si vous vivez au Canada au moment où votre pension est approuvée, vous devez généralement :
- Être citoyen canadien ou résident autorisé
- Avoir vécu au Canada pendant au moins 10 ans après l’âge de 18 ans
Si vous vivez à l’extérieur du Canada, vous devez généralement y avoir résidé pendant au moins 20 ans après l’âge de 18 ans. Un accord international de sécurité sociale peut vous aider à remplir les conditions dans certaines situations.
Vos antécédents de travail ne déterminent pas votre pension de la SV. Votre revenu peut toutefois réduire les versements au moyen de l’impôt de récupération.
Pension complète ou partielle de la SV
Une pension complète de la Sécurité de la vieillesse exige généralement 40 années de résidence au Canada après l’âge de 18 ans. Certaines exceptions et règles particulières peuvent s’appliquer.
Si vous êtes admissible avec moins de 40 années de résidence, vous pourriez recevoir une pension partielle. Le calcul de base est généralement :
Nombre d’années de résidence au Canada après 18 ans ÷ 40
Par exemple, une personne comptant 20 années de résidence admissibles pourrait généralement recevoir 20/40, soit 50 % de la pension complète.
Une fois que le versement d’une pension partielle commence, les années supplémentaires vécues au Canada n’augmentent normalement plus cette fraction. Le choix du moment peut donc devenir plus complexe pour une personne qui approche d’une nouvelle année complète de résidence.
Les accords internationaux et certaines périodes passées à travailler à l’étranger peuvent aussi modifier le résultat. Toute personne ayant des antécédents importants de travail ou de résidence à l’extérieur du Canada devrait confirmer son admissibilité auprès de Service Canada.
Combien pouvez-vous recevoir de la Sécurité de la vieillesse?
Pour la période d’octobre à décembre 2026, les paiements mensuels maximaux sont les suivants :
| Âge | Pension mensuelle maximale de la SV |
|---|---|
| 65 à 74 ans | 762,50 $ |
| 75 ans ou plus | 838,75 $ |
La pension augmente automatiquement de 10 % le mois suivant le 75e anniversaire d’un bénéficiaire admissible.
Les montants de la SV sont révisés chaque trimestre en fonction de l’évolution du coût de la vie. Ils ne diminuent pas lorsque le coût de la vie mesuré recule.
Ces montants représentent les maximums avant toute réduction attribuable à une pension partielle ou à l’impôt de récupération. Consultez les montants actuels de la Sécurité de la vieillesse avant d’effectuer une projection.
À quel âge pouvez-vous commencer le RPC?
Vous pouvez commencer à recevoir le RPC entre 60 et 70 ans.
L’âge habituel est de 65 ans, mais il ne constitue pas automatiquement le meilleur choix pour tout le monde.
Si vous commencez avant 65 ans, votre pension est réduite de 0,6 % pour chaque mois précédant votre 65e anniversaire :
- 7,2 % pour chaque année complète
- Jusqu’à 36 % à 60 ans
Si vous reportez le RPC après 65 ans, votre pension augmente de 0,7 % pour chaque mois :
- 8,4 % pour chaque année complète
- Jusqu’à 42 % à 70 ans
Ce rajustement s’applique pour le reste de votre vie. Il n’existe aucun avantage financier à reporter le RPC au-delà de 70 ans.
Exemple simple du moment de début du RPC
Supposons que votre pension estimée soit de 1 000 $ par mois à 65 ans.
Sans tenir compte des futures indexations ni des cotisations supplémentaires, votre paiement de départ approximatif serait :
| Âge de début | Rajustement | RPC mensuel approximatif |
|---|---|---|
| 60 ans | Réduction de 36 % | 640 $ |
| 65 ans | Aucun rajustement | 1 000 $ |
| 70 ans | Majoration de 42 % | 1 420 $ |
Commencer plus tôt procure davantage d’années de paiements, mais chaque paiement est moins élevé. Reporter la pension signifie renoncer à des versements immédiats en échange d’un montant mensuel plus élevé et indexé plus tard.
Cette rente plus élevée peut réduire le risque de longévité, soit le risque de vivre plus longtemps que ce que votre épargne peut confortablement financer. Le report n’est toutefois pas automatiquement préférable, puisque vous devez financer la période d’attente avec votre revenu d’emploi, votre épargne ou vos autres actifs.
À quel âge pouvez-vous commencer le RRQ?
Vous pouvez commencer à recevoir votre rente du RRQ entre 60 et 72 ans.
L’âge habituel demeure 65 ans, mais les règles de report diffèrent maintenant de celles du RPC.
Si vous commencez entre 60 et 65 ans, votre rente subit une réduction permanente de 0,5 % à 0,6 % par mois. Le facteur exact dépend du montant de votre rente.
À 60 ans, la réduction totale peut donc varier entre 30 % et 36 %.
Après 65 ans, la rente augmente de 0,7 % pour chaque mois de report. Cette majoration peut se poursuivre jusqu’à 72 ans.
Un report complet de 65 à 72 ans peut donc produire une majoration maximale de 58,8 %.
Cette différence est importante pour les résidents du Québec. Ne supposez pas que les règles du RPC s’appliquent automatiquement à votre RRQ.
Les estimations et règles actuelles sont disponibles auprès de Retraite Québec.
À quel âge pouvez-vous commencer la Sécurité de la vieillesse?
La pension de la SV peut commencer à 65 ans ou être reportée jusqu’à 70 ans.
Pour chaque mois de report après 65 ans, le paiement augmente de 0,6 % :
- 7,2 % pour chaque année complète
- Jusqu’à 36 % à 70 ans
Il n’existe aucune majoration supplémentaire après 70 ans.
Par exemple, si votre pension devait être de 700 $ par mois à 65 ans, un report de cinq ans augmenterait son montant initial de 36 %, pour atteindre environ 952 $ par mois avant les futures indexations.
Vous pouvez commencer le RPC, le RRQ et la SV à des âges différents. Une personne pourrait, par exemple, commencer la SV à 65 ans tout en reportant le RPC ou le RRQ, selon ses revenus, son impôt et ses autres ressources.
Quand le report de la SV peut être désavantageux
Le report de la SV produit une pension plus élevée. Cependant, la décision exige une attention particulière si vous pourriez être admissible au Supplément de revenu garanti.
Le SRG est une prestation fondée sur le revenu destinée à certains bénéficiaires de la SV ayant un revenu plus faible. Vous ne pouvez pas recevoir le SRG pendant que vous reportez la SV. Le SRG ne bénéficie pas non plus de la majoration accordée pour un début tardif.
Votre époux ou conjoint de fait pourrait également ne pas pouvoir recevoir l’Allocation pendant votre période de report.
Pour une personne admissible au SRG, renoncer à plusieurs années de SV et de SRG peut coûter davantage que ce que procurera la future majoration de la SV. Un conseil professionnel peut être particulièrement utile dans cette situation.
Faut-il commencer tôt ou reporter les prestations?
Il n’existe pas un âge de départ idéal pour tout le monde. Une décision utile tient compte du rôle de ces prestations dans l’ensemble de votre plan de retraite.
Vos besoins de revenu actuels
Commencer plus tôt peut être raisonnable si vous avez besoin du revenu pour payer vos dépenses essentielles, réduire vos heures de travail ou éviter une dette coûteuse.
Si votre revenu d’emploi, votre régime de retraite, votre CELI ou vos autres économies couvrent confortablement vos dépenses, un report pourrait vous procurer un revenu plus élevé plus tard.
Cependant, puiser fortement dans vos placements pendant la période d’attente comporte aussi un coût. Cette stratégie devrait être testée contre de mauvais rendements boursiers et une retraite plus longue que prévu.
Votre santé et votre longévité probable
Une personne en bonne santé ayant des antécédents familiaux de longévité peut accorder plus de valeur à une rente viagère plus élevée.
Une personne atteinte d’un problème de santé grave ou dont l’espérance de vie est plus courte peut préférer recevoir les prestations plus tôt. Même dans ce cas, il faut tenir compte des prestations de survivant, de l’impôt et du revenu du ménage.
Vos autres revenus de retraite
Les régimes de retraite d’employeur, les retraits d’un REER ou d’un FERR, le travail à temps partiel et les revenus de placements non enregistrés influencent tous votre revenu imposable.
Vos prestations publiques devraient donc être coordonnées avec votre stratégie de retrait.
Si vous essayez encore d’estimer vos besoins, commencez par Combien faut-il pour prendre sa retraite au Canada?.
La protection contre l’inflation
Les prestations du RPC, du RRQ et de la SV sont indexées, mais leurs calendriers d’ajustement diffèrent.
Le RPC et le RRQ sont généralement ajustés chaque année. Les montants de la SV sont révisés chaque trimestre.
Une rente reportée plus élevée peut donc fournir davantage de revenu indexé pendant les dernières années de la retraite. Cette protection peut devenir particulièrement utile si vous vivez jusqu’à 80, 90 ans ou plus.
La valeur de la flexibilité
Les prestations publiques fournissent un revenu viager stable. Votre épargne personnelle offre cependant plus de flexibilité.
L’argent d’un CELI peut, par exemple, financer une dépense imprévue sans créer de revenu imposable. Vous ne pouvez pas retirer à l’avance plusieurs années de prestations gouvernementales.
La décision doit donc équilibrer la stabilité d’un revenu viager avec la flexibilité et la valeur successorale de vos actifs personnels.
Comment le RPC, le RRQ et la SV sont-ils imposés?
Le RPC, le RRQ et la SV constituent des revenus imposables.
Vous devez inclure les montants reçus dans votre déclaration de revenus. Ils peuvent influencer votre taux marginal d’imposition ainsi que votre admissibilité à certains crédits et prestations fondés sur le revenu.
Pour les résidents canadiens, l’impôt n’est pas automatiquement retenu sur les paiements du RPC. Vous pouvez demander à Service Canada de retenir volontairement de l’impôt fédéral sur le RPC et la SV.
Sans retenues suffisantes, vous pourriez avoir un solde à payer lors de votre déclaration ou devoir verser des acomptes provisionnels.
L’impôt de récupération de la SV
Les bénéficiaires ayant un revenu plus élevé peuvent devoir rembourser une partie ou la totalité de leur pension de la SV. Ce mécanisme est appelé l’impôt de récupération de la Sécurité de la vieillesse.
Pour la période de récupération allant de juillet 2026 à juin 2027, le calcul repose sur le revenu net mondial de 2025. Il s’agit de votre revenu total provenant de toutes les sources mondiales, moins les déductions et rajustements permis.
La récupération commence lorsque ce revenu dépasse 93 454 $.
Le remboursement correspond généralement à 15 % du revenu dépassant le seuil applicable.
Par exemple, si le seuil applicable est de 93 454 $ et que votre revenu net mondial atteint 100 000 $ :
- Revenu excédentaire : 100 000 $ − 93 454 $ = 6 546 $
- Impôt de récupération : 6 546 $ × 15 % = 981,90 $
Les seuils changent chaque année. Confirmez le montant applicable avant de prendre une décision importante concernant vos retraits ou votre fiscalité.
Les retraits importants d’un REER ou d’un FERR, les revenus de pension, les revenus d’emploi, les gains en capital et les autres revenus imposables peuvent contribuer au calcul de la récupération.
Les retraits d’un CELI ne constituent pas un revenu imposable et ne déclenchent pas directement l’impôt de récupération de la SV. Cette différence explique pourquoi il peut être utile de coordonner le CELI et le REER plutôt que d’examiner chaque compte séparément.
Que se passe-t-il si vous continuez à travailler?
Vous n’avez pas besoin de cesser de travailler pour recevoir le RPC, le RRQ ou la SV.
Travailler tout en recevant le RPC
Si vous travaillez pendant que vous recevez le RPC :
- Les cotisations sont généralement obligatoires de 60 à 65 ans
- De 65 à 70 ans, vous pouvez choisir de cesser de cotiser
- Les cotisations cessent à 70 ans
Les cotisations versées pendant que vous recevez le RPC peuvent créer une prestation après-retraite. Chaque année de cotisation admissible produit une prestation supplémentaire qui est généralement versée automatiquement l’année suivante et qui continue pour le reste de votre vie.
Votre pension de retraite ordinaire du RPC n’est pas réduite parce que vous continuez à travailler.
Travailler tout en recevant le RRQ
Une personne qui travaille au Québec tout en recevant le RRQ peut aussi obtenir un supplément à sa rente de retraite grâce à ses cotisations.
Les règles du RRQ diffèrent de celles du RPC, particulièrement après 65 ans. Vérifiez auprès de Retraite Québec si les cotisations demeurent obligatoires dans votre situation et comment elles influenceront votre rente.
Travailler tout en recevant la SV
Le fait de travailler ne vous rend pas automatiquement inadmissible à la SV. Cependant, le revenu d’emploi peut provoquer la récupération d’une partie ou de la totalité de la pension si votre revenu net dépasse le seuil applicable.
La distinction est importante : le RPC ou le RRQ n’est pas réduit simplement parce que vous travaillez, tandis que la SV peut diminuer en raison du revenu qui en résulte.
Les conjoints peuvent choisir des âges différents
Les époux et conjoints de fait supposent parfois qu’ils devraient commencer leurs prestations au même moment. Pourtant, l’âge approprié peut différer pour chaque personne.
Chaque conjoint peut avoir :
- Un historique de cotisations différent
- Un âge différent
- Une espérance de vie différente
- Un régime de retraite d’employeur différent
- Un taux d’imposition différent
- Un besoin de revenu immédiat différent
La coordination des décisions peut aider le ménage à maintenir un revenu plus stable et à gérer l’impôt au fil du temps.
Les époux ou conjoints de fait admissibles peuvent également demander le partage de leur pension de retraite du RPC. Ce partage n’augmente pas le montant combiné versé au couple, mais il peut modifier la répartition du revenu et parfois réduire l’impôt.
Le partage de la pension du RPC est différent du fractionnement du revenu de pension dans une déclaration de revenus. Examinez les deux mécanismes avant de supposer que l’un d’eux améliorera automatiquement votre situation.
Les prestations continuent-elles après un décès?
La Sécurité de la vieillesse cesse au décès du bénéficiaire. Il n’existe aucune pension de survivant de la SV transférant le paiement de la personne décédée à son conjoint.
Le RPC et le RRQ offrent des prestations de survivant et de décès distinctes. Cependant, un conjoint survivant ne devrait pas supposer qu’il recevra la pension de retraite complète de la personne décédée.
Le calcul combinant une pension de retraite et une pension de survivant comporte des limites. Une planification successorale ou familiale devrait donc utiliser une estimation officielle plutôt que simplement additionner les deux montants annoncés.
Comment estimer vos prestations personnelles
Les maximums publiés fournissent un contexte utile, mais ils ne remplacent pas une estimation personnelle.
Utilisez les sources suivantes :
- Mon dossier Service Canada : Consultez votre état de compte du cotisant et votre estimation du RPC.
- Retraite Québec : Consultez votre relevé de participation et vos estimations du RRQ.
- Estimateur des prestations de la SV : Estimez votre admissibilité et vos paiements selon votre âge, votre résidence et votre revenu.
- Calculatrice du revenu de retraite canadienne : Combinez les prestations publiques, les régimes de retraite et l’épargne personnelle.
- Votre propre projection de retraite : Incluez l’impôt, l’inflation, les dépenses et les retraits de vos comptes enregistrés et non enregistrés.
Une estimation ne représente qu’une partie du plan. Vous devez aussi décider comment les prestations gouvernementales interagiront avec vos cotisations au REER et votre CELI.
Erreurs fréquentes concernant le RPC, le RRQ et la SV
Supposer que vous recevrez le maximum
Le montant maximal n’est pas le paiement habituel. Consultez votre estimation personnelle.
Confondre les différents programmes
Le RPC et le RRQ reposent sur les cotisations. La SV repose sur la résidence et peut être réduite par l’impôt de récupération.
Appliquer les règles du RPC au RRQ
Les régimes sont coordonnés, mais leurs âges maximaux de report sont maintenant différents. Le RPC cesse d’augmenter à 70 ans, tandis que le RRQ peut continuer à augmenter jusqu’à 72 ans.
Commencer toutes les prestations au même âge sans comparaison
Le RPC, le RRQ et la SV suivent des règles distinctes. Vous n’avez pas à les demander au même moment.
Reporter la SV sans tenir compte du SRG
Une personne admissible au SRG pourrait renoncer à plus de revenu que la future majoration de la SV lui en procurera.
Ignorer l’impôt
Le montant déposé dans votre compte ne correspond pas nécessairement à votre revenu de retraite après impôt.
Attendre après l’âge maximal de majoration
Le RPC et la SV cessent d’augmenter à 70 ans. Le RRQ cesse d’augmenter à 72 ans.
Examiner uniquement l’âge de rentabilité
Le calcul d’un âge de rentabilité peut être utile, mais il ne tient pas compte de l’impôt, du risque de placement, de la protection contre l’inflation, des prestations de survivant, de la flexibilité ni de la valeur d’un revenu viager stable.
Oublier de présenter une demande
Le RPC et le RRQ ne commencent pas automatiquement. Certaines personnes sont inscrites automatiquement à la SV, mais d’autres doivent présenter une demande. Confirmez votre statut au lieu de supposer que les versements commenceront d’eux-mêmes.
Liste de vérification avant de choisir un âge
Avant de choisir la date de début du RPC, du RRQ ou de la SV, demandez-vous :
- Quelles sont mes estimations personnelles à chaque âge possible?
- Comment financerai-je mes dépenses si je reporte mes prestations?
- Pendant combien de temps mes actifs pourraient-ils devoir financer ma retraite?
- Suis-je susceptible d’être admissible au SRG?
- L’impôt de récupération de la SV pourrait-il me toucher?
- Comment les retraits de mon REER ou de mon FERR modifieront-ils mon revenu imposable?
- Les retraits de mon CELI pourraient-ils m’offrir plus de flexibilité fiscale?
- Est-ce que je travaille et cotise toujours?
- Mon conjoint dispose-t-il de revenus ou de choix différents?
- Quel serait l’effet du décès de l’un de nous sur le revenu du ménage?
- Ai-je comparé ces options dans une projection complète de retraite?
L’objectif n’est pas nécessairement de maximiser une seule prestation. Il consiste à bâtir un revenu fiable et fiscalement réfléchi qui soutient vos dépenses pendant toute votre retraite.
Les prestations publiques ne représentent qu’une partie du plan
Le RPC, le RRQ et la SV peuvent fournir un revenu viager précieux, mais ils ne répondent généralement pas à toutes les questions concernant votre retraite.
Votre mode de vie, votre logement, votre épargne, votre régime d’employeur, votre fiscalité et votre stratégie de retrait déterminent toujours le revenu supplémentaire dont vous avez besoin.
Commencez par estimer vos dépenses et vos sources de revenus fiables. Testez ensuite plusieurs âges de début dans une même projection. Vous pourrez ainsi voir si le report améliore réellement la durabilité de votre plan ou s’il crée une pression inutile pendant les premières années de votre retraite.
Une bonne décision relie vos prestations gouvernementales au reste de votre vie financière.
Sources officielles
- Gouvernement du Canada : Quand commencer à recevoir le RPC
- Gouvernement du Canada : Montant de la pension du RPC
- Gouvernement du Canada : Admissibilité à la Sécurité de la vieillesse
- Gouvernement du Canada : Quand commencer à recevoir la SV
- Gouvernement du Canada : Montants de la Sécurité de la vieillesse
- Gouvernement du Canada : Impôt de récupération de la SV
- Retraite Québec : Calcul de la rente de retraite du RRQ
Cet article présente des renseignements généraux à des fins éducatives. Il ne constitue pas un conseil financier, fiscal, juridique, de placement ou de planification de la retraite personnalisé. Les règles, les seuils et les montants des prestations gouvernementales peuvent changer. Vérifiez les renseignements actuels auprès de Service Canada, de l’Agence du revenu du Canada ou de Retraite Québec, et consultez un professionnel qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.